Voyez, ci-après, la note 1 de la page
* Simia diana (Linn. ). — Ordre id.; famille id.; genre Guenons (Cirv.). — On croyait que le roloway et la diane ne faisaient qu’une seule espèce. M. Isid. Geolfroy-Saint-Hilaire a reconnu que c étaient deux espèces distinctes. (Voyez l’article cercopithèques du Dict. univ. d’hist. nat.)
LE ROLOWAY.
« tous les habitants de cette grande ville, mais encore de tous les étrangers « qui y arrivent; et cela, parce qu’on voit toujours chez lui plusieurs « animaux rares qu’il fait venir à grands frais des pays les plus éloignés. « Cette guenon lui a été envoyée des côtes de Guinée sous le nom de rolo- « way> que j’ai cru devoir lui conserver. C’est un fort joli animal, doux et « caressant pour son maître; mais il se défie de ceux qu’il ne connaît pas, « et il se met en posture de défense quand ils veulent s’en approcher ou le « toucher.
(( Sa longueur, depuis l’origine de la queue jusqu’au-dessus de la tête, « est d’environ un pied et demi. Le poil qui couvre son dos est d’un brun « très-foncé et presque noir; celui qui est sur les flancs, les cuisses, les « jambes et la tête, est terminé par une pointe blanchâtre , ce qui le fait « paraître d’un gris obscur. Les poils qui couvrent la poitrine, le ventre, « le contour des fesses et la partie intérieure des bras et des cuisses, sont « blancs; mais on assure que cette couleur ne leur est pas naturelle, et « qu’en Guinée ils sont d’une belle couleur orangée qui se perd en Europe « et se change en blanc, soit par l’influence du climat, soit par la qualité « de la nourriture. Quand cette guenon est arrivée à Amsterdam, elle contt servait encore quelques restes de cette couleur orangée, qui se sont dissitt pés peu à peu. Le sieur Bergmeyer en a reçu une seconde depuis quel- « ques mois , dont la partie interne des cuisses est entièrement jaune : si tt elle reste en vie, nous saurons avec plus de certitude ce qu’il faut penser tt de ce changement de couleur.
« Ces guenons ont la face noire et de forme presque triangulaire; leurs « yeux sont assez grands et bien fendus ; leurs oreilles sont sans poil et peu tt éminentes. Un cercle de poils blanchâtres leur environne le sommet de tt la tête; leur cou, ou plutôt le contour de la face, est aussi recouvert « d’une raie de longs poils blancs qui s’étend jusqu’aux oreilles. Elles ont « au menton une barbe de la même couleur, longue de trois ou quatre « pouces, qui se termine en deux pointes, et qui contraste singulièrement « avec le poil de la face. Quand elles sont dans une situation où cette barbe « repose sur la poitrine et se confond avec ses poils, on la prendrait pour « la continuation de ceux qui forment le collier; et alors ces animaux, vus « à une certatine distance, paraissent avoir autour du cou une palatine « semblable à celles que les dames portent en hiver, et même je leur en ai « d'abord donné le nom qui se trouve encore seul sur la planche qui a été tt gravée, et dans la table des articles de ce volume , qui a été imprimée tt avant que je susse celui qu’elles portent en Guinée. Leur queue égale, tt pour la longueur, celle de leur corps, et les poils qui la recouvrent « m’ont paru plus longs et plus touffus que dans la plupart des autres tt espèces. Leurs fesses sont nues et calleuses. J’ignore si elles sont sujettes « aux écoulements périodiques.
« Jonston a donné, dans la planche lïi de son histoire des quadrupèdes, « la figure d’un singe qu’il a nommé cercopithecus meerkatz , qui paraît « avoir quelque rapport à notre roloway. Je croirais même que c’est le « même animal qu’il a voulu représenter, si la figure qu’il en donne n’était « pas une mauvaise copie d’une figure plus mauvaise encore du guariba , « publiée par Marcgrave. ’»