‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 106 sur 495 · V. LE SOUI-MANGA A COLLIER · texte numérisé non relu

V. LE SOUI-MANGA A COLLIER

Cette espèce, qui vient du cap de Bonne-Espérance, a de l’analogie avec celle du soui-manga violet; elle a, comme celle-ci, du vert doré changeant en couleur de cuivre de rosette, et ce vert doré s’étend sur la gorc^e la tête et tout le dessus du corps; il borde aussi les dix pennes intermédiaires de la queue qui sont d un noir lustré ; seulement il n’est point changeant sur ses couvertures supérieures. La poitrine a du rouge comme dans le soui-manga violet; mais ce rouge occupe moins d’espace, monte moins haut et forme une espece de ceinture contiguë par son bord supérieur à un collier d’un bleu d acier poli changeant en vert, large d’une ligne ; le reste du dessous du coips est gris, avec quelques mouchetures jaunes sur le haut du ventre et sur les flancs : les pennes des ailes sont d’un gris brun ; le bec est noirâtre et les pieds tout a fait noirs. Cet oiseau est à peu près de la taille du soui-manga violet, mais proportionné différemment.

Longueur totale, quatre pouces et demi; bec, dix lignes; tarse, huit lignes et demie; doigt du milieu, six lignes, à peu près égal au doigt postérieur; vol, SIX pouces et demi ; queue, dix-huit lignes, composée de douze pennes égalés; dépasse les ailes de neuf lignes.

La femelle, suivant M. Brisson, diffère du mâle en ce que le dessous du corps est de la même couleur que le dessus; seulement il y a des mouchetures jaunes sur les flancs.

Selon d’autres, elle a aussi une ceinture rouge, mais qui tombe plus bas que dans le mâle, et toutes ses autres couleurs sont moins vives, auquel cas on doit reconnaître cette femelle dans le soui-manga observé au cap de onne-Espérance par M. le vicomte de Querhoënt, au mois de janvier 1774. tet oiseau avait la gorge gris-brun, varié de vert et de bleu ; la poitrine ornee d’une ceinture couleur de feu ; le reste du dessous du corps gris- ) anc; la tête et tout le dessus du corps gris-brun, varié de vert sur le dos et de bleu sur la naissance de la queue ; les ailes brun clair, doublées de jaune doré; les pennes de la queue noirâtres; le bec et les pieds noirs.

représenté figure 3, sous le nom

de humpe) eau du cap de Bonne-Espérance.

« late Z f r ; pectore infime et

« curri miri Tl splendidè nigricantibus, oris exterioribus vMdi-aureis,

i'i apice griseis, extimà exteriùs griseâ, » Cert III ‘'T grimpereau à collier du cap de Bonne-Espérance. Brisson ,

« anticà’dnlvhP-^^TV ~ nitens, pectore rubro, fasciâ

M Bristo?pl?T’ ” Linnæus, Syst. nat., édit. XIII , gen. 65 , sp. 10 , p. 1S6. -

m. Basson est le premier qm ait parlé de cette espèce.

(■eiihia chaiylæa (Gmel.). — Cinnyris chaîylœus (Vieill. ). — Genre et sous-genre id.

ijue cette cl ,„.:x„„ent formé et que la vérilaWe femelle du souison plumage , V Bonne-Espérance de M. Bris-

r- ;uTë:rpmtoutVun gns-brun, plus foncé dessns. Pl- ;>»■; '>sons COTileur qui borde les pennes de la queue et des ailes? Cela est i> Anl nliis nrobable (lue les tailles se rapportent, ainsi qne les dimen- Itves des narulTs et que ces oiseaux sont tous deux du cap de Bonne-Espérenoe- Mais c’est au temps et à l’observation à fixer tous ces

‘'“Enfin, on pourrait encore regarder comme une f

rollier ou de quelqu’une de ses variétés, le grimpereau des îles Ph p mnes2’deM.Brisson^ dont le plumage monotone et sans éclat anno Lez une femelle, et qui d’ailleurs a les pennes intermediaires de la queue bLdées d-rLi; lusLé, changeant en vert doré, comme sont les pennes L la queue du soui-manga à collier ; mais dans cette femelle les reflet^o’^^ beaucoup moins vifs. Elle est d’un brun verdâtre dessus, d un blanc teinte de soufre dessous; elle a les pennes des ailes brunes, bordées d une cou eur pturdaCer^s latérales de la queue noirâtres, terminées de blanc

les grimpereaux des Indes orientales sont, comme ceux d’Amérique plusieurs auntes à former leur plumage, et s’ils n’ont leurs belles couleu qu’après un certain nombre de mues, on ne doit pas etre surpris de trou tant de variétés dans ces espèces.

îi’cfr expias w. .

r :*ce deix l.'nfaies p»n.s ii— es Ua ‘ ™s”

iadividu ainsi iall, alors oolni-oi sera «n jeune on un v.enx n

est douteux que M. Linnæus ait vu cet oiseau, puisquü ne le décrit f ^ 3^

rLn à ce qu'en ont dit les antres. - C’est à mon avis le grimpereau R de la planche Voyage de M. Sonnerai à la Nouvelle-Guinée.

1 . « M. Vieillot a décrit cet oiseau comme un jeune du grimpereau du cap de Bonne-Espé-

<1 rance {ccrihia capensis).n (B(lsma.TCts.)

2. « C’est le neclarinia philippensis de Kulil. » (Desmaiels.)

Longueur totale, quatre pouces neuf lignes; bec, un pouce; tarse, six ligues et demie; doigt du milieu, cinq lignes et demie, le postérieur presque aussi long ; vol, six pouces un quart; queue, quinze lignes, composée de douze pennes égales : dépasse les ailes de cinq lignes.

Page 1