VII. — l’angala dian
Cet oiseau a aussi un collier d’une ligne et demie de large et d’un violet éclatant , les petites couvertures supérieures des ailes de même ; la gorge, la tête, le cou, tout le dessus du corps et les couvertures moyennes des ailes d’un vert doré brillant : un trait d’un noir velouté entre la narine et l’œil ; la poitrine, le ventre et tout le dessous du corps du même noir, ainsi que les pennes de la queue et des ailes et les plus grandes couvertures des ailes; mais ces grandes couvertures et les pennes de la queue sont bordées de vert doré ; le bec est noir et les pieds aussi.
M. Adanson soupçonne que l’oiseau que M. Brisson a regardé comme la femelle de l’angala pourrait bien n’être qu’un jeune de la même espèce avant sa première mue. « Cela semble indiqué , ajoute-t-il , par nombre « d’espèces d’oiseaux de ce genre, fort approchants de l’angala, qui se « trouvent au Sénégal, dont les femelles sont parfaitement semblables aux « mâles % mais dont les jeunes ont dans leurs couleurs beaucoup de gris, K qu’ils ne quittent qu’à leur première mue. »
L’angala est presque aussi gros que notre bèque-figue ; il fait son nid en forme de coupe, comme le serin et le pinson, et n’y emploie guère d’autres matériaux que le duvet des plantes ; la femelle y pond communément cinq
a. Voyez les planches enliuninées, n» 575, ou le mâle est représenté , figure 2, sous le nom de Grimpereau vert de Madagascar; et la femelle, figm’e 3.
h. « Certhia supernè yiridi-aurea, infernè splendidè nigra ( Mas) , sordidè alha nigro macu- « lata ( Fœmina ) ; fasciolà utrimque rostrum inter et oculum splendidè nigra ; tænià trans- « versà in summo pectore violaceà ; rectricibus nigris , oris exterioribus viridi-aureis, » Certhia Madagascariensis viridis , grimpereau vert de Madagascar. Brisson, t. III , p. 641. — Gerini , p. 60 , sp. 29. — « Certhia cærulea , fascià pectorali ruhro-aureà ; loris atris, » Lotenia. Linnæus, Sgst. nat., édit. XIII, g. 65, sp. 25, p. 188. — H y a des différences assez considérables entre cette phrase de M. Linnæus et celle de M. Brisson; mais cela doit arriver toutes les fois qu’il s’agit de décrire, et même de peindre des couleui’s changeantes. M. Adanson reproche, avec raison, à M. Brisson d’avoir confondu cet oiseau avec l’oiseau de Geylan, que Seba nomme omnicolor ( tome I , page 110 , n“ 5 ). Cet oiseau de Seha paraît en effet beaucoup plus gros, et M. Andanson dit qu’il est de couleurs plus variées ; mais il aurait pu remarquer que le falcinellus omnicolor Zeilanicus de Klein désigné, dans l’intention bien exprimée de cet auteur, non Vangala dian , mais Vavis omnicolor Ceylanica de Seba.
c. Je ne doute pas que M. Andanson n’ait vu au Sénégal nombre de femelles parfaitement semblables à lem's mâles, puisqu’il l’assure ; mais on ne doit point en faire une loi générale pour tous les oiseaux de l’Afrique et de l’Asie ; le faisan doré de la Chine, le paon , plusiems espèces de tourterelles , de pies-grièches , de perruches , etc., d’Afrique , en sont de bonnes preuves
* Certhia lotenia (Linn.). — Nectarinia lotenia (Kuhl). — Cinnyris lolenius (Vieill.).
OU six œufs; mais il lui arrive souvent d’en être chassée par une espèce d’araignée, aussi grosse qu’elle et très-vorace, qui s’empare de la couvée et suce le sang des petits
L’oiseau que M. Brisson regarde comme la femelle, et M. Adanson comme un jeune qui n’a point encore subi sa première mue, diffère du mâle adulte en ce que la poitrine et le reste du dessous du corps, au lieu d’être d’un noir velouté uniforme, est d’un blanc sale semé de taches noires et en ce que les ailes et la queue sont d’un noir moins brillant.
Longueur totale, cinq pouces un quart; bec, quatorze lignes; tarse, huit lignes; doigt du milieu, six lignes et demie et plus grand que le postérieur; vol, huit pouces ; queue, dix-neuf lignes, composée de douze pennes égales; dépasse les ailes de six à sept lignes.