‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 126 sur 495 · LE RUBIS · texte numérisé non relu

LE RUBIS

pennes extérieures sont très-longues, les suivantes le sont beaucoup moins, et les plus près du corps sont extrêmement courtes, ce qui, joint à ce que les grandes ont une courbure en arrière, fait ressembler les deux ailes ouvertes à un arc tendu : le petit corps de l’oiseau est au milieu comme la flèche de l’arc.

Le rubis se trouve en été à la Caroline et jusqu’à la Nouvelle-Angleterre, et c’est la seule espèce d’oiseau-mouche qui s’avance dans ces terres septentrionales®. Quelques relations portent cet oiseau-mouche jusqu’en Gaspésie^, et le P. Charlevoix prétend qu’on le voit au Canada ; mais il paraît l’avoir assez mal connu quand il dit que le fond de son nid est tissu de petits brins de bois et qu’il pond jusqu’à cinq œufs et ailleurs qu'il a les pieds comme le bec, fort longs^. L’on ne peut rien établir sur de pareils témoignages. On donne la Floride pour retraite en hiveraux oiseaux-mouches de la Caroline®; en été, ils y font leurs petits, et partent quand les fleurs commencent à se flétrir, en automne. « Ce n’est que des fleurs qu’il tire sa « nourriture, et je n’ai jamais observé, dit Catesby, qu’il se nourrît d’aucun « insecte, ni d’autre chose que du nectar des fleurs G »

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