‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 179 sur 495 · LE PETIT KAKATOES A BEC COULEUR DE CHAIR · texte numérisé non relu

LE PETIT KAKATOES A BEC COULEUR DE CHAIR

QUATRIÈME ESPÈCE

Tout son plumage est blanc, à l’exception de quelques teintes de rouge pâle sur la tempe et aux plumes du dessous de la huppe; cette teinte de rouge est plus forte aux couvertures du dessous de la queue; on voit un peu de jaune clair à l’origine des plumes scapulaires, de celles de la huppe et au côté intérieur des pennes de 1 aile et de la plupart de celles de la queue; les pieds sont noirâtres, le bec est brun rougeâtre, ce qui est particulier à cette espèce, les autres kakatoès ayant tous le bec noir. C’est aussi le plus petit que nous connaissions dans ce genre. M. Brisson le fait de la grandeur du perroquet de Guinee; cependant, celui-ci est beaucoup plus petit; il est coiffé d’une huppe, qui se couche en arrière et qu’il relève à volonté.

Nous devons observer que l’oiseau appelé par M. Brisson kakatoès a ailes et queue rouges ne paraît pas être un kakatoès, puisqu’il ne fait aucune mention de la huppe, qui est cependant le caractère distinctif de ces perroquets d’ailleurs, il ne parle de cet oiseau que d’après Aldrovande, qui s’exprime dans les termes suivants : « Ce perroquet doit être compté parmi « les plus grands; il est de la grosseur d’un chapon; tout son plumage est « blanc cendré; son bec est noir et fortement recourbé; le bas du dos, le «croupion, toute la queue et les pennes de l’aile sont d’un rouge de ver- « millon^ » Tous ces caractères conviendraient assez à un kakatoès, si l’on y ajoutait celui de la huppe; et ce grand perroquet rouge et blanc d’ Aldrovande, qui ne nous est pas connu, ferait dans ce cas une cinquième espèce de kakatoès ou une variété de quelqu’une des précédentes.

a. Voyez les planches enluminées, n» 191, sons la dénomination de petit kakatoès des Philippines.

b. « Psittacus major brevicaudus, cristatus, albus, cristà in exortu sulphureà, subtus pallidè « rubrà, tectricibns caudæ inferioribus pallidè rubris albo terminatis ; rectricibus laterabbu? « interiùs sulpbureis... » Cacatua minor. Brisson , Ornithol., t. IV, p. 212.

c. OrnilhoL, t. IV, p. 214.

d. Edwards, planche 160.

e. Psittacus erythroleucos. Aldrovande, Ani, 1. 1, p. 075

• Psittacus Philippinamm (Linn.).

LE KAKATOES NOIR.

LE KAKATOES NOIR.«*

CINQUIÈME ESPÈCE

M. Edwards, qui a donné ce kakatoès, dit qu’il est aussi gros qu’un ara : tout son plumage est d’un noir bleuâtre, plus foncé sur le dos et les ailes que sous le corps ; la huppe est brune ou noirâtre, et l’oiseau a, comme tous les autres kakatoès, la faculté de la relever très-haut et de la coucher presque à plat sur sa tête; les joues, au-dessous de l’œil, sont garnies d’une peau rouge, nue et ridée, qui enveloppe la mandibule inférieure du bec, dont la couleur, ainsi que celle des pieds, est d’un brun noirâtre ; l’œil est d’un beau noir, et l’on peut dire que cet oiseau est le nègre des kakatoès, dont les espèces sont généralement blanches; il a la queue assez longue et composée de plumes étagées; la figure, dessinée d’après nature, en a été envoyée de Ceylan à M. Edwards, et ce naturaliste croit reconnaître le même kakatoès dans une des figures publiées par Yander-Meulen à Amsterdam, en 1707, et donnée par Pierre Schenk sous le nom de corbeau des Indes.

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