SECONDE ESPÈCE A QUEUE COURTE
Cette perruche est connue, par les oiseleurs, sous le nom de moineau de
a. Voyage à la Nouvelle-Guinée , p. 76.
h. Avicula ex Malaca insulâ , seu psitlacus minimus. Aldrovande, Avi., t. III , p. 560. — « Psittacus minor brevicaudus , viridis ; vertice cyaneo ; tectricibus caudæ superioribus cocci- « neis; lextricibus viridibus... » Psittacula Malaccensis. Brisson, OrnithoL, t. IV, p. 386.
c. Voyez les planclies enluminées, n® 60, sous la dénomination de Petite perruche mâle de Guinée.
d. Psittacus minimus. Glusius, Exot. auctuar., p. 365. — Euseb. Nieremberg , p. 226. — Psitlacus pusillus viridis Æthiopicus Clusii. Ray, Synops. avi., p. 31. — Petit perroquet vert des Indes orientales. Albin, t. III , p. 7, avec une mauvaise figure, pl. 15. — Psittacus viridis minimus fronte et gulâ rubris. Klein, Avi., p. 25 , n° 21. — Psittacus minimus viridis cum fronte et gulâ rubrâ. Frisch, pl. 54. — Little red~headed parraket , or, guiney sparrow. Petite perruche à tète rouge ou le moineau de Guinée. Edwards, Glan., p. 54 , avec une bonne figure coloriée, pl. 237„ — « Psittacus minor brevicaudus, viridis supernè saturatiùs, infernè « dilutiùs; capite anteriùs et gutture rubris; uropygio cyaneo; rectricibus viridibus, latera- « libustæniis transversis, aliâ coccineâ, altéra nigrà no tatis... » Psittacula Guinensis. Brisson, OrnithoL, t. IV, p. 387. — Perruche de Java. Salerne, OrnithoL, p. 72. — a Psittacus bra- « chyurns viridis, fronte rubrà, caudâ fulvà, fascià nigrà,' orbitis cinereis... » Psitlacus pullarius. Linnæus, Syst. nat., édit. XII, p. 149.
* Psittacus pullarius ( Linn. ) . — Genre et sous- genre id.
Guinée-; elle est fort commune dans cette contrée, d’où on l’apporte souvent en Europe à cause de la beauté de son plumage, de sa familiarité et de ' sa douceur, car elle n’apprend point à parler et n a qu un cri assez des- , agréable : ces oiseaux périssent en grand nombre dans le transport ; a peine ^
en sauve-t-on un sur dix dans le passage de Guinée en Europe ^ et nean- -
moins ils vivent assez longtemps dans nos climats en les nourrissant de graines de panis et d’alpiste, pourvu qu’on les mette par paires dans leur ; ca^e- ils y pondent même quelquefois % mais on a peu d exemples que leurs’ œufs aient éclos : lorsque l’un des deux oiseaux appariés vient à mou- i rir, l’autre s’attriste et ne lui survit guère; ils se prodiguent réciproquement de tendres soins, le mâle se tient d’affection à côté de sa femelle, lui dé<-orge de la graine dans le bec; celle-ci marque son inquiétude si elle en i esrun^moment séparée; ils charment ainsi leur captivité par l’amour et la douce habitude. Les voyageurs'^ rapportent qu’en Guinée ces oiseaux, par leur grand nombre, causent beaucoup de dommages aux grains de la cam- ' pagne. Il paraît que l’espèce en est répandue dans presque tous les climats méridionaux de l’ancien continent, car on les trouve en Éthiopie ^ aux
1 ndes orientales É dans l’île de Java 3, aussi bien qu’en Guinée L ^ j
Bien des gens appellent mal à propos cet oiseau moineau du Brésil, quoiqu’il ne soit pas naturel au climat du Brésil ; mais comme les vaisseaux y ^ en transportent de Guinée, et qu’ils arrivent du Brésil en Europe, on a pu croire qu’ils appartenaient à cette contrée de l’Amérique. Cette petite per- : ruche a le corps tout vert, marqué par une tache d’un beau bleu sur le j
croupion et par un masque rouge de feu, mêlé de roup aurore qui couvre ^
le front, engage l’œil, descend sous la gorge, et au milieu de laquelle perce ;
a. « On donne aux perroquets le nom de moineau de Guinée, dit Bosman , sans quTl soit aise d’en trouver la raison, puisque les moineaux ordinaires sont ici (à la C6te-d’Or) , dans une extrême abondance. .. Leur bec rouge est un peu courbé , comme celui des perroquets- On transporte en Hollande un grand nombre de ces petites créatures ; elles s’y vendent fort bien , quoiqu’elles ne vaillent en Guinée qu’un écu la douzaine , sur quoi il en meurt neuf ou dix dans le transport. » Hist. générale des voyages, t. IV, p. 247.
b. Hisl. générale des voyages, t. IV, p. 64.
c. On ne peut douter qu’avec quelques soins, on ne parviendrait à propager plus communément ces oiseaux en domesticité. Quelquefois la force de la nature seule, malgré la rigueur du climat et de la saison, prévaut en eux; on a vu chez S. A. S. de Bourbon de Vermandois. abbesse de Beaumont-lès-Tours, deux perruches de Gorée faire éclore deux petits au mois de janvier, dans une chambre sans feu, où le froid les fit bientôt périr.
d. Barbot, Uist. de Guinée, p. 220.
e. Clusius, Exot. auctuar., p. 363.
f. Albin, t. 111 , p. 7.
a. Salerne, OrnithoL, p. 72. ... i
h « Tout le long de cette côte il s’en trouve une grande quantité, mais surtout vers la partie |
inférieure, comme à Mourée, à Cormantin, à Acra. » Voyage en Guinée , par Bosman ; Utrecht, | 1705 p. 277. — « On trouve un nombre infini de perio [uets à Ananiabo; ils sont de la gros- ;
seur des moineaux ; ils ont le corps d’un fort beau vert; la tète et la queue d’un rouge admi- j
rable, et toute la figure si fine, que l’auteur eu apporta quelques-uns a Pans, comme un ^ présent digne du roi. » Hist. générale des voyages, t. IV, p. 64. ^
un bec blanc rougeâtre; la queue est très-courte et paraît toute verte étant pliée; mais quand elle s’étale, on la voit coupée transversalement de trois bandes. Tune rouge, l’autre noire, et la troisième verte, qui en borde et termine l’extrémité; le fouet de l’aile est bleu dans le mâle et jaune dans la femelle, qui diffère du mâle en ce qu’elle a la tête d’un rouge moins vif.
Clusius a parfaitement bien décrit cet oiseau sous le nom de psiitaevs i)iinmus\ MM. Edwards, Brisson et Linnæus l’ont confondu avec le petit perroquet d’ Amérique peint de diverses couleurs, donné par Seba""; mais il est sûr que ce n’est pas le même oiseau, car ce dernier auteur dit que nonseulement son perroquet a un collier d’un beau bleu céleste, et la queue magnifiquement nuancée d’un mélange de cinq couleurs, de bleu, de jaune, de rouge, de brun et de vert foncé, mais encore qu’il est tout aimable pour sa voix et la douceur de son chant, et qu’enfin il apprend très-aisément à parler : or il est évident que tous ces caractères ne conviennent point à notre moineau de Guinée, et cet oiseau de Seba, qu’il a eu vivant, est peutêtre une sixième espèce dans les perriches à queue courte du nouveau continent.
Une variété, ou peut-être une espèce très-voisine de celle-ci, est l’oiseau donné par Edwards sous la dénomination de très-petit perroquet vert et rouge % qu’il dit venir des Indes orientales, et qui ne diffère de celui-ci qu’en ce qu’il a le croupion rouge.
LE COULACISSI.‘'^^