‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 263 sur 495 · PREMIÈRE ESPÈCE A QUEUE LONGUE ET ÉGALE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE ESPÈCE A QUEUE LONGUE ET ÉGALE

Cette perriche est une des plus jolies; elle est représentée jeune dans la planche 407, et tout à fait adulte, c’est-à-dire dans sa beauté, planche 167,

a. Voyez les planches enluminées, n“ 407, sous la dénomination de Perruche de Cayenne, et ''

sous ceWe ûe Perruche de la Guiane. ’ ^

b. « Psittacus minor longicaudus, viridis, supernè saturatiùs, interné dilutiùs, genis mbro <1 maculatis : calcaneis rubro circumdatis, tectricibus alarum inferioribus minoribus coccineis,

'( majoribus luteis; rectricibus supernè saturatè viridibus, iiifernè obscurè luteis... » Psittaca Guianensis. Brisson, OrmthoL, t. IV, p. 331.

Psittacus guyanensis. (Linn.)

278 LA PERRÎCHE PAVOUANE.

Nous observerons seulement que son bec n’est pas rouge, et que le vert de son plumage n’est pas aussi foncé qu’on le voit dans celte dernière planclie. La pavouane est assez commune à Cayenne ; on la trouve également aux Antilles, comme nous l’assure M. de La Borde, et c’est de toutes les perriches du nouveau continent celle qui apprend le plus facdement à parler ; néanmoins elle n’est docile qu’à cet égard, car quoique privée depuis longtemps, elle conserve toujours un naturel sauvage et farouche ; elle a même l’air mutin et de mauvaise humeur, mais comme elle a 1 œil très-vif et qu’elle est leste et bien faite, elle plaît par sa figure. Nos oiseleurs ont adopté le nom de pavouane qu’elle porte à la Guiane. Ces perriches volent en troupes, toujours criant et piaillant®; elles parcourent les savanes et les bois, et se nourrissent de préférence du petit fruit d’un grand arbre qu on nomme dans le pays Vimmoiiel, et que Tournefort a désigné sous la dénomination de corallo-dendron

Elle a un pied de longueur; la queue a près de six pouces, et elle est régulièrement étagée; la tête, le corps entier, le dessus des ailes et de la queue sont d’un très-beau vert. A mesure que ces oiseaux prennent de 1 âge, les côtés de la tête et du cou se couvrent de petites taches d’un rouge vif, lesquelles deviennent de plus en plus nombreuses, en sorte que dans ceux qui sont âgés, ces parties sont presque entièrement garnies de belles taches rouges; on ne voit aucune de ces taches dans l’oiseau jeune, et elles ne commencent à paraître qu’à deux ou trois ans d’âge ; les petites couvertures inférieures des ailes sont du même rouge vif, tant dans l’oiseau adulte que dans le jeune : seulement ce rouge est un peu moins éclatant dans le dernier ; les grandes couvertures inférieures des ailes sont d’un beau jaune ; les pennes des ailes et de la queue sont, en dessous, d’un jaune obscur; le bec est blancbâtre et les pieds sont gris.

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