PREMIÈRE ESPÈCE A QUEUE LONGUE ET INÉGALE
C’est le nom que cet oiseau porte à Saint-Domingue : il n’est pas plus gros qu’un merle, mais il paraît une fois plus long, ayant une queue de sept pouces de longueur et le corps n’étant que de cinq; il est fort causeur • il apprend aisément à parler, à siffler et à contrefaire la voix ou le cri de tous les animaux qu’il entend. Ces perriches volent en troupes et se perchent sur les arbres les plus toulfus et les plus verts, et comme elles sont
a. Histoire des navigations aux terres Australes, t. I , P- 347.
b. Histoire générale des voyages, t. XI , p. 18 et 19.
c. Second Voyage du capitaine Cook,t. I , p. 210.
d. Ibid., t. I , p. 229. ... J T, ,,
e Voyez les planches enluminées, n» 550, sous la dénomination de Pe, juche. f Psittacus minor macrourus totus viridis Hispanis semetalo , Itabs parochmo. Aldiovnuflp Avi t I P G78. — Psittacus viridis minor , Germams gremier papegey. Schwenclifeld xï àes 'p 343 - Tui prima species. Maicgraye, Hist.nat. Brasil., p. 206.- Perroquet vert ou ù long:! queue. Delon, Portrait d'oùeaux, p. 73 , fig. 6. - Petit perroquet ^ aueue. ldem,Hist. nat. des oiseaux, p. 298. - Psittacus mmor macrourus lotus vmdj Jonston Avi p. 23. — Tiii prima species. Ibid., p. 141. — Perrique. Dutertre, isj e^ Antilles’ t. II p. 251. - Perrique du Brésil. Labat, Nouveau voyage aux îles de l Amérique, t U p.’lêl. - Psittaci minoris Maregravii prima species lui Brasilienstbus. Willughby, nrni'ihol n 78 — Psiltacus minor macrourus totus viridis Aldrovandi. Ibidem, p. 7 . mZ^usiIus prima species. Ray, Synops. avi., p. 34 . n» 1. - Psittacus ---ormac^ vos iolus viridis .Aldrovandi. Ibid., p. 33, n» 2; et p. 181, n» 6. - Psiltacus pmiüio v J longicaudus. Perriche. Barrcre, ürnilhol., p. 26. - Psittacus mmor macrouros totus. vu idis
*■ Psiltacus ruflrostris (Linn.).
LE SINCIALO. 283
vertes elles-mêmes, on a beaucoup de peine à les apercevoir; elles font grand bruit sur les arbres en criant, piaillant et jabotant plusieurs ensemble, et si elles entendent des voix d’hommes ou d’animaux, elles n’en crient que plus fort". Au reste, cette habitude ne leur est pas particulière, car presque tous les perroquets que l’on garde dans les maisons crient d’autant plus fort que l’on parle plus haut; elles se nourrissent comme les autres perroquets, mais elles sont plus vives et plus gaies; on les apprivoise aisément; elles paraissent aimer qu’on s’occupe d’elles, et il est rare qu’elles gardent le silence, car dès qu’on parle elles ne manquent pas de crier et de jaser aussi; elles deviennent grasses et bonnes à manger dans la saison des graines de bois d’Inde, dont elles font alors leur principale nourriture.
Tout le plumage de cette perriche est d’un vert jaunâtre; les couvertures inférieures des ailes et de la queue sont presque jaunes; les deux pennes du milieu de la queue sont plus longues d’un pouce neuf lignes que celles qui les suivent immédiatement de chaque côté, et les autres pennes latérales vont également en diminuant de longueur par degrés, jusqu’à la plus extérieure, qui est plus courte de cinq pouces que les deux du milieu ; les yeux sont entourés d’une peau couleur de chair; l’iris de l’œil est d’un bel orangé; le bec est noir, avec un peu de rouge à la base de la mandibule supérieure ; les pieds et les ongles sont couleur de chair. Cette espèce est répandue dans presque tous les climats chauds de l’Amérique.
La perriche indiquée par le P. Labat en est une variété^ qui ne diffère que parce qn elle a quelques petites plumes rouges sur la tête et le bec blanc, différences qui ne sont pas assez grandes pour en faire deux espèces séparées. Nous sommes obligés de remarquer que M. Brisson a confondu ce dernier oiseau avec Vaiuru catinga de Marcgrave, qui est un de nos criks.
Aldrovandi,parakitostotos verdes de Oviedo. Sloane, Voyage of Jamaica , p. 297, n» U. — Long tailed greenparakeet. Psittacus minor viridis, caudd longiore, occîdew^afe.^ Edwards, Hist. ofBirds, p. 175. - Small green long-tailed parrot. Psittacus minor viridis caudd productâ. Browne, Hist. nat. of Jamaica, p. 472. - « Psittacus minor longicaudus, dilutè «vmdis, ad flavum inclinans; oris remigum flavicantibus ; rectricibus binis intermediis « Tiridi-cæruleis, duabus utrimque proximis exteriùs et apice viridi-cæruleis, interiùs viridi- « luteis, tribus utrimque extimis viridi-luteis... » Psittaca. Brisson, Ornithol., t. IV, p. 319. ~ Le premier tui de Marcgrave. Salerne, Ornithol, p. 71, n« 1. — Le petit perroquet à longue queue tout vert. Ibidem , p. 70, n<> 2. — « Psittacus macrourus viridis, rostro pedibus- « que rubris, rectricibus apice cærulescentibus , orbitis incarnatis, » Psittacus rufirostris. Linnæus, Syst. nat., édit. XII , p. 143.
a. Dutertre, tome II, page 252.
b. Perrique de la Guadeloupe. Labat , Nouveau voyage aux îles de l'Amérique , t. II , p. 218. — « Psittacus minor longicaudus in toto corpore viridis; rostro pedibusque candidis... » Psittaca Âquarum Lupiarum. Brisson, Ornithol, t. IV, p. 330.