SIXIÈME ESPÈCE A QUEUE LONGUE ET INÉGALE
^ Cette pernche paraît être du nombre de celles qui voyagent de la Guiane a la Caroline, à la Louisiane et jusqu’en Virginie. Elle a le front d’un bel orangé; tout le reste de la tête, la gorge, la moitié du cou et le fouet de 1 aile d’un beau jaune ; le reste du corps et les couvertures supérieures des ailes d un vert clair; les grandes pennes des ailes sont brunes sur leur cote intérieur; le côté extérieur est jaune sur le tiers de sa longueur ; il est ensuite vert et bleu à l’extrémité; les pennes moyennes des ailes et celles
a. Avis cocho, psittaci Mexicani species. Seba , t. I , p, loi ; et pl. G4 , fifr. i. - « Psittacus « mmor longicaudus dilate lutens; capite dilaté rabro ; collo ^abrLarantio; reaâgibafvïï P 370 ’ Mexicana lutea. , OrnithoL, tome IV,
r' dénominatioa de Perrnche de la Caroline,
c Pau ot of Carohna. Perroqaet de la Caroline. Catesby, 1. 1, p. ii. Psittacus minor verlice mandato. Pernche des Amazones. Barrère, France équinox., p. 145 - Psittacus V^müio,vmdis fulvo capite maculoso. Perriche de l'Amazone. Idem , Ornithol., p 26 -
cZTllZrrr- noi9.P..7i«c«. camle luteo,fronu Zrâ,
ScÎ T) 52 P- nol4.- Psittacus viridis, capite luleo , et fronte rubrd.
SC I pl. 52. - « Psittacus mmor longicaudus, viridis ; capite anteriùs, marginibus alaram et calcaneorum ambita aurantiis; occipitio, gutture et collo supremo luteis; femigibus maio-
: apice ad cœraleamVergemÏas rec-
lubus uridibus... » Psittaca Carolinensis. Brisson, OrnithoL, t. IV, p.- 350 - « Psittacus
%Tr“édTtx’'p'9f ge^busque luteis...» Psittacus Carolinensis. Linnæus,
a le loi' P^^q^ets ( à la Louisiane ) ; il y en
sui Sssïsin nb r seulement; ceu.v-ci étaient des traîneurs qui se rendaient
« Liisuèi ^ appartient à
e pece. » (Desmarets.) — Voyez la nomenclature * de la p. 274.
de la queue sont vertes; les deux pennes du milieu de la queue sont plus lon<-ues d’un pouce et demi que celles qui les suivent immédiatement de diaque c»té; l’iris des yeus, est jaune ; le bec est d’un blanc jaunatre, elles
nieds sont gris. . • i f
Les oiseaux, dit Catesby, se nourrissent de graines et de pépins de fruits,
et surtout de graines de cyprès et de pépins de pommes. Il en vient en automne, à la Caroline, de grandes volées dans les vergers, ou ils font beaucoup de dégât, déchirant les fruits pour trouver les pépins, la seule partie qu’ils mangent : ils s’avancent jusque dans la Yirgime, qui est 1 endroit le plus éloigné au nord, ajoute Catesby, où j’aie ouï dire qu on ait \u de ces oiseaux. C’est du reste la seule espèce de perroquet que 1 on voie a la Caroline; quelques-uns y font leurs petits, mais la plupart se retirent plus au sud dans la saison des nichées, et reviennent dans celle des récoltés . ce sont les arbres fruitiers et les cultures qui les attirent dans ces contrées. Les colonies du Sud éprouvent de plus grandes invasions de perroquets dans leurs plantations. Aux mois d’août et de septembre des années 1750 et 1751 dans le temps de la. récolte du café, on vit arriver a Surinam une prodigieuse quantité de perroquets de toutes sortes qui fondaient en troupes =ur le café, dont ils mangeaient l’enveloppe rouge sans toucher aux fe\es, qu’ils laissaient tomber à terre. En 1760, vers la même saison, on vit de nouveaux essaims de ces oiseaux qui se répandirent tout le long de la cote et y firent beaucoup de dégât, sans qu’on ait pu savoir d’où ils venaient en si grand nombre". En général, la maturité des fruits, l’abondance ou la pénurie des graines dans les différents cantons, sont les motifs des excursions de certaines espèces de perroquets qui ne sont pas proprement des oiseaux voyageurs, mais de ceux qu’on peut nommer erratiques .
LA PERRICHE-ARA.
cd *