‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 294 sur 495 · IX. — LE CUIL · texte numérisé non relu

IX. — LE CUIL

Tel est le nom que les habitants de Malabar donnent à cet oiseau, et qui doit être adopté par toutes les autres nations, pour peu que l’on veuille s’entendre : c’est une espèce nouvelle que i’on doit à M. Poivre, et qui diffère de la précédente, non-seulement par sa taille plus petite, mais par son bec plus court, et par sa queue dont les pennes sont fort inégales entre elles.

Il a la tête et tout le dessus du corps d’un cendré noirâtre, tacheté de blanc avec régularité; la gorge et tout le dessous du corps blancs, rayés transversalement de cendré; les pennes des ailes noirâtres, celles de la queue cendrées, rayées les unes et les autres de blanc; l’iris orangé clair; le bec et les pieds d’un cendré peu foncé.

Le cuil est un peu moins gros que le coucou ordinaire : il est en vénération sur la côte de Malabar, sans doute parce qu’il se nourrit d’insectes nuisibles. La superstition en général est toujours une erreur, mais les super- Etitions particulières ont quelquefois un fondement raisonnable.

Longueur totale, onze pouces et demi; bec, onze lignes; tarse, dix; queue, cinq pouces et demi, composée de dix pennes étagées, la paire extérieure n’étant guère que la moitié de la paire intermédiaire : dépasse les ailes de trois pouces et demi.

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