LE FIGUIER VERT ET JAUNE
PREMIÈRE ESPÈCE
Cet oiseau a quatre pouces huit lignes de longueur, le bec sept lignes, la queue vingt lignes, et les pieds sept lignes et demie; il a la tête et tout le dessus du corps d’un vert d’olive, le dessous du corps jaunâtre; les couvertures supérieures des ailes sont d’un brun foncé, avec deux bandes transversales blanches ; les pennes des ailes sont noirâtres, et celles de la queue sont du même vert que le dos; le bec, les pieds et les ongles sont noirâtres.
Cet oiseau, donné par Edwards, est venu de Bengale; mais cet auteur l’a appelé moucherolle, quoiqu’il ne soit pas du genre des gobe-mouches ni des moucherolles, qui ont le bec tout différent. Linnæus s’est aussi trompé en le prenant pour un motacilla, hoche-queue, lavandière ou bergeronette, car les figuiers, qu’il a tous mis avec les hoche-queues, ne sont pas de leur genre, ils ont la queue beaucoup plus courte, ce qui seul est plus que suffisant pour faire distinguer ces oiseaux.
O. Green indian fly-catcher, muscicapa indica vtridis. Edwards, Hist. of Birds, p. 79. — Luscima Bengalensis. Klein , Av., p. 75 , n° 17. — « Ficedula superaè viridi-olivacea , infernè « üava, pauco viridi adumbrata; tænià duplici transversà in alis candidà, oris quarumdam « exterioribus flavis; rectricibus viiidi-olivaceis... » Ficedula Bengalensis. Brisson, OrnUhol., \. ni, p. 484. — « Motacilla viridis, subtus flavescens, alis nigris : fasciis duabus albis.... » Motacilla Tipha. Linnæus, Syst. nat.,édit. XII, p. 331.
* Molacilla iiphia et motacilla zeylonica (Gnael. ).
LE CIIERIC,
LE CIIERIC.^*
SECONDE ESPÈCE
Dans l’ile de Madagascar, cet oiseau est connu sous le nom de tcheric; il a été transporté à l’île de France, où on l’appelle œil blanc parce qu’il a une petite membrane blanche autour des yeux ; il est plus petit que le précédent, n’ayant que trois pouces huit lignes de longueur et les autres dimensions proportionnelles; il a la tête, le dessus du cou, le dos et les couvertures supérieures des ailes d’un vert d’olive, la gorge et les couvertures inférieures de la queue jaunes, le dessous du corps blanchâtre; les pennes des ailes sont d’un brun clair et bordées de vert d’olive sur leur côté extérieur ; les deux pennes du milieu de la queue sont du même vert d’olive que le dessus du corps ; les autres pennes de la queue sont brunes et bordées de vert d’olive ; le bec est d’un gris brun ; les pieds et les ongles sont cendrés. M. le vicomte de Querlioënt, qui a observé cet oiseau à l’île de France, dit qu’il est peu craintif , et que néanmoins il ne s’approche pas souvent des lieux habités , qu’il vole en troupe et se nourrit d’insectes.