DU SCHORL
valions n’y ont apporté de connaissances; un seul trait de ressemblance suffit souvent pour faire classer dans le même genre des matières dont l’origine, la formation , la texture et même la substance sont très-dilférentes; et pour ne parler que du schorl, on verra avec surprise, chez ces créateurs de genres, que les uns ont mis ensemble le schorl, le basalte, le trapp et la zéolitbe ; que d’autres l’ont associé non-seulement à toutes ces matières, mais encore aux grenats, aux amiantes, au Jade, etc, ; d’autres à la pierre d’azur et même aux cailloux; est-il nécessaire de peser ici sur l’obscurité et la confusion qui résultent de ces assemblages mal assortis, el néanmoins, présentés avec confiance sous une dénomination commune et comme choses de même genre ?
C’est du schorl qui se trouve incorporé dans les porphyres et les granités dont il est ici question, et certainement ce schorl n’est ni basalte, ni trapp, ni caillou, ni grenat, et il faut même le distinguer des tourmalines, des pierres de croix et des autres schorls de seconde formation, qui ne doivent leur origine qu’à la stillation des eaux : ces schorls secondaires sont différents du schorl primitif, et nous en traiterons ainsi que de la pierre de corne et du trapp dans des articles particuliers; mais le vrai, le premier schorl, est, comme le feldspath, un verre primitif qui fait partie constiluante des plus anciennes matières vitreuses, et qui quelquefois se trouve dans les produits de leur décomposition, comme dans le cristal de roche, les chrysolithes, les grenats, etc.
Au reste, les rapports du feldspath et du schorl sont même si prochains, si nombreux, qu’on pourrait en rigueur ne regarder le schorl que comme un feldspath' un peu moins pur et plus mélangé de matières étrangères, d’autant plus que tous deux sont entrés en même temps dans la composition des matières vitreuses dont nous allons parler.
DES ROCHES VITREUSES