Le plâtre est le gypse, on sulfate do chaux, calciné
UES ARGILES Eï DES GLAISES.
Caire à l’acide que se produisent les premières molécules gypseuses qui, étant ensuite entraînées et déposées par la stillation des eaux, forment ces petites couches de plâtre qui se trouvent entre les lits des glaises.
3“ Les pyrites^ qu’on trouve dans ces glaises sont ordinairement en forme aplatie , et toutes séparées les unes des autres, quoique disposées sur un même niveau entre les lits de glaise; et comme ces pyrites sont composées de la matière du feu fixe, de terre ferrugineuse et d’acide, elles démontrent dans les glaises, non-seulement la présence de l’acide, mais encore celle du fer; et en effet, les eaux, en s’infiltrant, entraînent les molécules de la terre limoneuse qui contient la matière du feu fixe^ ainsi que celle du fer, et ces molécules, saisies par l’acide, ont produit des pyrites dont l’établissement s’est fait de la même manière que celui de.« petites couches de plâtre ou de pierre calcaire entre les lits de glaise. La seule différence est que ces dernières matières sont en petites couches continues et d’égale épaisseur, au lieu que les pyrites sont pelotonnées sur un centre ou aplaties en forme de galets, et qu’elles n’ont entre elles ni continuité ni contiguïté que par un petit cordon de matière pyriteuse, qui souvent communique d’une pyrite à l’autre.
4® L’on trouve aussi dans les glaises de petites masses de charbon de terre et de jayet, et de plus il me paraît qu’elles contiennent une matière grasse qui les rend imperméables à l’eau Or, ces matières huileuses ou bitumineuses, ainsi que le jayet et le charbon de terre, ne proviennent que des détriments des animaux et des végétaux , et ne se trouvent dans la glaise que parce qu’originairement, lorsqu’elle a été transportée et déposée par les eaux de la mer, ces eaux étaient mêlées de terres limoneuses, et déjà fortement imprégnées des huiles végétales et animales, produites par la pourriture et la décomposition des êtres organisés : aussi, plus on descend dans la glaise, plus les couches paraissent être bitumineuses; et ces couches inférieures de la glaise se sont formées en même temps que les couches de charbon de ferre ; toutes ont été établies par le mouvement et par les sédiments des eaux qui ont transporté et mêlé les glaises avec les débris des coquilles et les détriments des végétaux.
Les glaises ont communément une couleur grise, bleue, brune ou noire, qui devient d’autant plus foncée qu’on descend plus profondément*; elles
а. C’est probablement par l’affinité de son huile avec les autres huiles ou graisses, que la glaise peut s’en imbiber et les enlever sur les étoffes; c’est cette huile qui la rend pétrissable et douce au toucher, et lorsque cette huile se trouve mêlée avec des sels, elle forme une terre savonneuse telle que la terre à foulon.
б. Il y a des différences très-marquées, entre une couche de glaise et une autre couche : celle? qui se trouvent immédiatement sous la terre végétale sont un peu jaunâtres et marbrées