‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 8 sur 105 · Voyez les notes 1 et 2 de la page 36 du IX» volume · texte numérisé non relu

Voyez les notes 1 et 2 de la page 36 du IX» volume

DES VERRES PRIMITIFS

(]ps produits du feu primitif, puisqu’ils diffèrent en tout des matières travaillées par les eaux.

Le quartz forme la roche du globe ; les appendices de cette roche servent de noyau aux plus hautes éminences de la terre : le jaspe est aussi un produit immédiat du feu primitif, et il est, après le quartz, la matière vitreuse la plus simple *; car il résiste également à l’action des acides et du feu^; il n’est pas tout à fait aussi dur que le quartz, et il est presque toujours fortement coloré; mais ces différences ne doivent pas nous empêcher de regarder le jaspe en grande masse comme un produit du feu et comme le second verre primitif, puisqu’on n’y voit aucune trace de composition, ni d’autre indice de mélange que celui des parties métalliques qui l’ont coloré; du reste, il est d’une essence aussi pure que le quartz, qui luimême a reçu quelquefois des couleurs et particulièrement le ronge du fer. Ainsi dans le temps de la vitrification générale, les quartz et jaspes, qui en sont les produits les plus simples, n’ont reçu par sublimation ou par mixtion qu’une petite quantité de particules métalliques dont ils sont colorés^; et la rareté des jaspes, en comparaison du quartz, vient peut-être de ce qu’ils n’ont pu se former que dans les endroits où il s’est trouvé des matières métalliques, au lieu que le quartz a été produit en tous lieux. Quoi qu’il en soit, le quartz et le jaspe sont réellement les deux substances vitreuses les plus simples de la nature, et nous devons dès lors les regarder comme les deux premiers verres qu’elle ait produits.

L’infusibilité, ou plutôt la résistance à l’action du feu, dépend en entier de la pureté ou simplicité'^ de la matière : la craie et l’argile pures sont aussi infusibles que le quartz et le jaspe; toutes les matières mixtes ou composées sont au contraire très-aisément fusibles. Nous considérerons donc d’abord le quartz et le jaspe comme étant les deux matières vitreuses les plus simples; ensuite nous placerons le mica, qui, étant un peu moins réfractaire au feu, paraît être un peu moins simple; et enfin nous présenterons le feldspath et le schorl, dont la grande fusibilité semble démontrer que leur substance est mélangée; après quoi nous traiterons des matières composées de ces cinq substances primitives, lesquelles ont pu se mêler et se combiner ensemble deux à deux, trois à trois, ou quatre à quatre , et dont le mélange a réellement produit toutes les autres matières vitreuses en grandes masses.

Nous ne mettrons pas au nombre des substances du mélange®, celles qui donnent les couleurs à ces différentes matières, parce qu’il ne faut qu’une

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