III. LE ROLLlEn DES INDES
Ce rollier, qui est le quatrième de M. Brisson, diffère moins de ceux dont nous avons parlé par ses couleurs, qui sont toujours le bleu, le vert, le brun, etc., que par l’ordre de leur distribution ; mais, en général, son plumage est plus rembruni; son bec est aussi plus large à sa base, plus crochu et de couleur jaune; enfin, c’est de tous les rolliers celui qui a les ailes les plus longues.
M. Sonnerai a remis depuis peu au Cabinet du Roi un oiseau ressemblant presque en tout au rollier des Indes; il a seulement le bec encore plus large : aussi l’avait-on étiqueté du nom de grand’ gueule de crapaud. Mais ce nom conviendrait mieux au tette-chèvre.
lY. — LE nOLLIER DE MADAGASCAR. **
Cette espèce diffère de toutes les précédentes par le bec, qui est plus épais à sa base; par les yeux, qui sont plus grands; par la longueur des ailes et de la queue, quoique cependant celle-ci n’ait point les pennes extérieures plus longues que les intermédiaires; enfin par l’uniformité du plumage, dont la couleur dominante est un brun pourpre; seulement le bec est jaune, les plus grandes pennes de l’aile sont noires, le bas-ventre est d’un bleu clair, la queue est de même couleur, bordée à son extrémité d’une bande de trois nuances : pourpre, bleu clair, et la dernière bleu foncé presque noir. Du reste, cet oiseau a tous les autres caractères apparents
* Coracias orientalis (Linn.).
** Ctracias madagascariensis ( Linn. ).