‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 5)Chapitre 37 sur 240 · OISEAUX ÉTRANGERS QUI ONT RAPPORT AU MILAN, ETC · texte numérisé non relu

OISEAUX ÉTRANGERS QUI ONT RAPPORT AU MILAN, ETC

Marcgrave ‘ a donné la figure et une assez courte indication puisqu’il se contente de dire que le caracara du Brésil, nommé gavion par les Portugais, est une espèce d’épervier ou de petit aigle {nisiis) de la grandeur d’un milan; qu’il a la queue longue de neuf pouces, les ailes de quatorze, qui ne s’étendent pas lorsqu’elles sont pliées jusqu’à l’extrémité de la queue; le plumage roux et taché de points blancs et jaunes; la queue variée de blanc et de brun; la tête comme celle d’un épervier; le bec noir, crochu et médiocrement grand ; les pieds jaunes, les serres semblables à celles des éperviers, avec des ongles semi-lunaires, longs, noirs et très-aigus, et les yeux d’un beau jaune; il ajoute que cet oiseau est le grand ennemi des poules et qu’il varie dans son espèce, en ayant vu d’autres dont la poitrine et le ventre étaient blancs.

III. — L’oiseau des terres de la baie d’Hudson, auquel M. Edwards a donné le nom de buse cendrée^ et qu’il décrit à peu près dans les termes suivants. Cet oiseau est de la grandeur d’un coq ou d’une poule de moyenne grosseur : il ressemble par la figure, et en partie par les couleurs, à la buse commune; le bec et la peau qui en couvre la base sont d’une couleur plombée bleuâtre; la tête et la partie supérieure du cou sont couvertes de plumes blanches, tachées de brun foncé dans leur milieu. La poitrine est blanche comme la tête, mais marquée de taches brunes plus grandes. Le ventre et les côtés sont couverts de plumes brunes , marquées de taches blanches, rondes ou ovales; les jambes sont couvertes de plumes douces et blanches, irrégulièrement tachées de brun; les couvertures du dessous de la queue sont rayées transversalement de blanc et de noir; toutes les parties supérieures du cou, du dos, des ailes et de la queue, sont couvertes déplumés d’un brun cendré, plus foncé dans leur milieu et plus clair sur les bords; les couvertures du dessous des ailes sont d’un brun sombre avec des taches blanches; les plumes de la queue sont croisées par-dessus de lignes étroites et de couleur obscure, et par-dessous croisées de lignes blanches; les jambes et les pieds sont d’une couleur cendrée bleuâtre; les ongles sont noirs et les jambes sont couvertes, jusqu’à la moitié de leur longueur, déplumés d’une couleur obscure. Cet oiseau, ajoute M. Edwards, qui se trouve dans les terres de la baie d’Hudson, fait principalement sa proie des gélinottes blanches. Après avoir comparé cet oiseau, décrit par M. Edxvards, avec les buses, soubuses, harpayes et busards , il nous a paru

a. Marcgrave, Hist. nat. Brasil.,'ç.1l\.

b. « The ash coloured Buzzard. » Edwards, Hist. of Birds, t. II, p. 53, pl. lui, avec une figure bien coloriée.

1. « C’est bien le caracara de Marcgrave, mais sa description ne le ferait pas reconnaître. On « en trouve une meilleure dans Azzara. » (Cuvier. )

2. Falco cinereus (Gmel.). — Latham et Daudin regardent la buse cendrée comme une simple variété de la buse commune. Cuvier la regarde, avec plus de raison , comme le jeime âge du gerfauU cendré (fako atricapiUus) .

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