Voyez mes notes sur les minéraux
2. Le Diamant n’est que du carbone, cristallisé et dans un état particulier de condensation moléculaire.
horizontale lorsqu’elle était continue, et avant que la fente s’y fut faite. (Voyez Yoodward, page 298.)
Il y a de certaines matières dans lesquelles les fentes perpendiculaires sont fort larges, comme dans les carrières que cite M. Shaw; c’est peut-être ce qui fait qu’elles y sont moins fréquentes; dans les carrières de roc vif et de granité les pierres peuvent se tirer en très-grandes masses : nous en connaissons des morceaux, comme les grands obélisques et les colonnes qu’on voit à Rome en tant d’endroits, qui ont plus de 60, 80, 100 et 150 pieds de longueur sans aucune interruption; ces énormes blocs sont tous d’une seule pierre continue. Il paraît que ces masses de granité ont été travaillées dans la carrière même, et qu’on leur donnait telle épaisseur que l’on voulait, à peu près comme nous voyons que dans les carrières de grès qui sont un peu profondes on tire des blocs de telle épaisseur que l’on veut. Il y a d’autres matières où ces fentes perpendiculaires sont fort étroites; par exemple, elles sont fort étroites dans l’argile, dans la marne, dans la craie; elles sont au contraire plus larges dans les marbres et dans la plupart des pierres dures. Il y en a qui sont imperceptibles et qui sont remplies d’une matière à peu près semblable à celle de la masse où elles se trouvent, et qui cependant interrompent la continuité des pierres, c’est ce que les ouvriers appellent des poils; lorsqu’ils débitent un grand morceau de pierre et qu’ils le réduisent à une petite épaisseur, comme à un demi-pied, la pierre se casse dans la direction de ce poil : j’ai souvent remarqué , dans le marbre et dans la pierre , que ces poils traversent le bloc tout entier; ainsi ils ne diffèrent des fentes perpendiculaires que parce qu’il n’y a pas solution totale de continuité. Ces espèces de fentes sont remplies d’une matière transparente, et qui est du vrai sparr. Il y a un grand nombre de fentes considérables entre les différents rochers qui composent les carrières de grès ; cela vient de ce que ces rochers portent souvent sur des bases moins solides que celles des marbres ou des pierres calcinables, qui portent ordinairement sur des glaises, au lieu que les grès ne sont le plus souvent appuyés que sur du sable extrêmement fin : aussi y a-t-il beaucoup d’en droits où l’on ne trouve pas les grès en grande masse; et dans la plupart des carrières où l'on tire le bon grès, on peut remarquer qu’il est en cubes et en parallélipipèdes posés les uns sur les autres d’une manière assez irrégulière, comme dans les collines de Fontainebleau, qui de loin paraissent être des ruines de bâtiments. Cette disposition irrégulière vient de ce que la base de ces collines est de sable, et que les masses de grès se sont éboulées, renversées et affaissées les unes sur les autres, surtout dans les endroits où on a travaillé autrefois pour tirer du grès, ce qui a formé un grand nombre de fentes et d’intervalles entre les blocs ; et si on y veut faire attention, on remarquera dans tous les pays de sable et de grès qu’il y a des morceaux de rochers et de grosses pierres dans le milieu des vallons et des