ADDITIONS SUR LA PRODUCTION
facilement la base sur laquelle portent les rochers; mais qu’il n’en est pas de même des grandes montagnes, que non-seulement leur ? ommet est de roc vif, de granité, etc., mais que ces rochers portent sur d’autres roche’ /s, à des profondeurs si considérables et dans une si grande étendue de terrain, qu’oa ne peut guère s’assurer s’il y a de la terre dessous, et de quelle nature est cette ter ;e; on voit des rochers coupés à pic qui ont plusieurs centaines de pieds de hauteur, ers rochers portent sur d’autres, qui peutêtre n’en ont pas moins ; cependant ne peut -on pas conclure du petit au grand ? et puisque les rochers des petites montagnes dont on voit la base portent sur des terres moins pesantes et moins solides que la pierre, ne peut-on pas croire que la base des hautes montagnes est aussi de terre ? »
J’avoue que cette conjecture, tirée de l’analogie , n’était pas assez fondée: depuis trente-quatre ans que cela est écrit, j'ai acquis des connaissances et recueilli des faits qui m’ont démontré que les grandes montagnes, composées de matières vitrescibles et produites par l’action du feu primitif, tiennent immédiatement à la roche intérieure du globe, laquelle est elle-même un roc vitreux de la même nature : ces grandes montagnes en font partie et ne sont que les prolongements ou én inences qui se sont formées à la surface du globe dans le temps de sa consolidation ; on doit donc les regarder comme des parties constitutives de la première masse de la terre, au lieu que les collines et les petites montagnes, qui portent sur des argiles ou sur des sables vitrescibles, ont été formées par un autre élément , c’est-à-dire par le mouvement et le sédiment des eaux dans un temps bien postérieur à celui de la formation des grandes montagnes produites par le feu primitif a. C’est dans ces pointes ou parties saillantes qui forment le noyau des montagnes que se trouvent les filons des métaux. Et ces montagnes ne sont pas les plus hautes de toutes , quoiqu’il y en ait de fort élevées qui contiennent des mines ; mais la plupart de celles où on les trouve sont d’une hauteur moyenne et toutes sont arrangées uniformément , c’est-à-dire par des élévations insensibles qui tiennent à une chaîne de montagnes considérable, et qui sont coupées de temps en temps par des vallées *.