FIN DE IA TA R LE
A L’HISTOIRE DES ANIMAUX
tables dans les commencements, et le travail se fit lentement, à l’exception des deux dernières heures, sur la fin desquelles l’envie qu’elle avait d’être délivrée de son ennuyeux fardeau , et de la situation gênante dans laquelle on fut obligé de la mettre à cause du cordon qui vint à sortir avant que l’enfant parût, lui fit trouver tant de forces qu’elle enlevait trois personnes : elle accoucha ‘plus par les efforts qu’elle fit que par les secours du travail ordinaire. On la crut longtemps grosse de deux enfants, ou d’un enfant et d’une môle. Cet événement fit tant de bruit dans le pays que M. de la Motte , père de l’enfant , écrivit la présente relation pour la conserver.
J’ai dit, page 652, qu'on a vu des enfants nés à la septième et même à la sixième révolution , c’est-à-dire à cinq ou six mois, qui. n’ont pas laissé de vivre; cela est trèsvrai, du moins pour six mois, j’en ai eu récemment un exemple sous mes yeux : par des circonstances particulières j’ai été assuré qu’un accouchement arrivé six mois onze jours après la conception, ayant produit une petite fille très-délicate, qu’on a élevée avec des soins et des précautions extraordinaires, cet enfant n’a pas laissé de vivre et vit encore âgé de onze ans ; mais le développement de son corps et de son esprit a été également retardé par la faiblesse de sa nature : cet enfant est encore d’une très-petite taille, a peu d’esprit et de vivacité; cependant sa santé , quoique faible, est assez bonne.