LE SARIGUE A LONGS POILS
Nous dcMinons ici k figure d'un ssrigue mâle à longs poils, qui eit d*un quart plus grand que le précédent, et qui en dinère aussi par la queue, qui est beaucoup plus courte à proportion. La longueur de ce sarigue est de vingt pouces trois fignes du bottt du museau jusqu'à rorigine de la queue, au Ucu que l'autre n'a que quinae pouces troii lignes; la tête est sembli^ïle dans tous deui, à Texception du bout du nez, qui est noir dans le précédent et couleur de chair dans celui-ci ; les plus grands poils des moustaches ont près de trois pouces de longueur. Il y a encore une petite différence ; c'est que , dans le sarigue illÛMis , les deux dents incisives du milieu de la mâchoire supérieure sont les plus petites, tandis que dans celui-ci ces denx mômes dents incisives sont les plus grandes.
Ils diffèrent encore par les couleurs du poil, qui dans ce sarigue est brun sur les jambes et lés pieds , blanchâtre sur les doigts , et injé sur le corps de plusieurs bandes brunes indécises , une sur le dos jusqu'auprès de la queue , et une de chaque côté du corps, qui s*étend de Taissetle jusqu'aux cuisses; le cou est roussâlre depuis Toreille jusqu'au.^ épaules , et celte couleur s'étend sous le ventre et domine piu* endroits sur plusieurs parties du corps ; la queue est écailleuse et garnie à son origine de poils blancs et de poils bruns. Nous ne déciderons pas , par celte simple comparaison , de l'identité ou d( la diversité de ces deux espèces de sarigues, qui toutes deux pourroient bien n'être que des'vaiiétés de celle du sarigue commun.
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LA MARMOSE.
VjBSvkcE de la marmose paroît être voi* sine de celle du sarigue ; elles sont du même climat dans le même continent , et ces deux animaux se ressemblent par la forme du corps , par la conformation des pieds, par la quelle prenante , qui est couverte d'écaillés dans la plus grande partie de sa longueur , et n'est revêtue de poil qu'à son origine , par l'ordi'e des dents , qui sont en plits grand nombre que dans" les autres quadrupèdes. Mais la marmose est bien plus petite que le sarigue ; elle a le museau encore plus pointu : la femelle n'a pas de poche sous le ventre comme celle du sarigue ; il y a seulement deux plis longitudinaux près des cuisses entre lesquels les petits se placent poUr s'attacher aux mamelles. Les parties de la généra* tion, tant du mâle que de la femelle marmoses, ressemblent par la forme et la position à celles du sarigue ; le gland de la verge du mâle est fourchu comme celui xlu sarigue ; il est placé dans l'anus ; et cet orifice , dans la femelle, paroit être aussi l'orifice de la vulve. La naissance des petits semble être encore plus précoce dans l'espèce de la marmose que dans celle du sarigue : ils sont à peine
aussi gros que de i)etites fèves lorâqu'ils naissent et qu'ils vont s'attacher aux mamelles ; les portées s(nit aussi plus nombreuses. Nou^ ' avons vu dix petites marmoses, chacune attachée a un mamelon , et il y avoit encoi*e sur le ventre de la mère quatre mamelon.^ vacans , en sorte qu'elle avoit en tout quatorze mamelles. C'est principalement sur les femelles de cette espèce qu'il faudroit fai. à les observations que nous avons indiquée: dans l'article précédent ; je suis persuaJ que ces animaux ac^tent bas peu de jours après la conception, et que les petits, pm moment de l'exclusion, ne sont encore qu des foetus, qui, même comme fœtus , n'ont pas pris le quart de leur accroissement. L'accoudiement de la mère est toujours une fausse couche très-prématurée, et les fa tus ne sauvent leur vie naissante qu'en s at lachant aux mamelles sans jamais les quitter , jusqu'à ce qu'as aicjit acquis le même degré d'accroissement et de force qu'ils auroient pris naturellement dans la matrice , si l'exclusion n'eût pas été prématurée.
La marmose a les mêmes inclinations et les mêmes mœurs que le sarigue : tous deux se
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a, A MAIEB1 Ordrr «kr Marsupiaux, ëenre. Sarigue /Omie"
Ordre de.r Marsupiaux . . iW id ..
. lA MARMOSE» ^S
crttuseiit des terriers pour se réft%ier ; ' tous ^ la iéie i^oh fojrt grosse à proportion du corps, deux s^accrochent aux branches des arbres d^J9^. ^S'^lJ^^V'^Xxewxitiisùt.^flktà^SmlÊiée parl'extréUiM'de Teùr queue, et s^élanceut que la postérieure ;' k^ queue étôit tuoins de là sur les oiseaux et sur les petits animaux: avancée que tout lareste. Ces petits n'avoient iU mangent au^i des fiçuitit, jdes grapes fit ^ pomt 4é.pQi|l». kur pe^u très-fine paroissoîf des racines , mais ilsSioiit Àicore^Ms'Triaiifls sangufnméiife; .m^ yeux ne se distmguoienl de poisson et d'écre^isses»' qu'ils pèchent, que par dewf. petits filets en cerd'e. Le§ dit-on, aYe(^ leur queùe^ Ce. Eajt i^ tiçk^ i}ori^ 4re Ia,'vmfttric6 étoûnt ' gonflées, *fort clouteux , et Raccorde fort mal avec la stupî- iougumi fonom^uiLtour , et se, portant éHdité naturelle' qu'on reproche à.ces animaux, ^uiilte veva lîi» ondres ■> ettascoiflenoicfiit tm qui, selon le tcmoignage de là nlupart des jnu^us hkiie* épti»<«t pancmé de' globules
voyâgeiirs, uesaventni^iiiouyQjU'àpropcv^ '""* ' rr^— £. i-.^. j — ^i
ni uir, ni se'dé/éndre. , , .,.
* Oh sail qu^en général l^s sarigues., ^]karraoses et cayopollins, portenl^^égal^meut leurs petits dans une poclie sous le ve&trer, et que ces petits sont attachés à H mameUe long-temps avant d'avoir pris leur aocroisr sèment entier. Ce fait, l'un des plus singuliers de la nature , me faisoit délirer des éclairci^emens au sujet de la gjèuératioii de ces animaux , qui ne naissent pas à \&EXsm c0lnme les autres. Yoici ce que M. Eoum^ de Saint-Laorént m'en a écrit en m'envoyant
d'air qpmbteux. • L'extrémité des coniçs se IçrmiQfHtfipfir des filets ^los^'oaiine' de forts çrius , d'une sttbdtaiioe à peu près semblable à celle 4ea|r«iiQpas de Faflope, msiis plus blanche et piiu solide. On saivoh dés filets jusque dans le corps glanduleux des ma-^ ia^lle§,.où ils abûutisament chacun à des mamelons, sans quel'oivplkt eu distinguer» la fin, parce qu»'elle.^ eonfoiidoit dans la subs^tance des m^meUes^ Ctg filets'paroissoient être creux et remplis du même mucus qui. éiott contenu dans les eomes. Peut - être 1^ petits embryona produits dans la matrice
le catalogue du cabinet d'histoire naturelle^' passent-ils dans ces. canaux pour se rendre
qu'il a fait à l'île de la Grenade : aux mamelons contenus dans le- sac »
« Des personnes dignes de croyance, dit Cette . observation de M. de Saint-T^u-
M. de Saint-Laurent, m'ont assuré avoir, centmérite assurément beaucoup d'attention j
trouvé des feâi^lles de mànicou (mannose) . mais elle nous paroit si singulière qu'il se-
dont les petits n'étoietit point encoi^e fiorm^; . roi^bon 4e h répéter plus d'une fois , et de
ou voyoït au bout* des mamelons de petites. à!assurer do cette marche très-ex traordiuaire
bosses claires d«uis lesquelles on trou voit des fœtus. et de leur passage immédiat delà
rem]>ryon ébaudié. Tout «extraordinaira. iQi^cej^VXJttamolleSi» ét4a temps on se fait
que ce fait doive pâroirre , ie ne puis le r||- ce passage ^^ffoes. la conception i il faudit>it
voquer en doiife j et j[e vais aioutet, ici. .la poi^r jcela élever et. nourrit^ un oerlaih nooH
ji^«^^»:-.-. ^..>.. c^ ii j»^ j ! r^ j • ^ j» » 1- *^ n ^
dissection que Je fis dVm de ces animaux en 1767 , qui peut donner quelques lumièi^es sur la façon dont la génération s'e£fec|.He dans cette espèce.
« La mère avoit dans ^on sac sept petits, au bout d'«utant de mauielons auxquels il« étoient fortement fixés sans qu'ils y adhérassent; ils avoient environ trois lignes (le longueur, et une ligne et demie d&grosseur;
bre de ee»aui|naiix« et disséquer les femelle^ , peu de temps apofes leur avoir doaaé le mâle,* «.un jour, deiUL joun, iroia jours, quatre jours .après l'^iceouptément ; on pourroit, saisir le ppogjès de leur dàvelo'ppement , et recoonoitre le temps et la manière dont .iU passent réellement de la matrice aux ma- * adiâs ^tti sopEt renfenviées dans la ipockeÂit la mère.
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LE CÀYaPOiJLIN.
Lb premier auteur qui ait ]^r!é de cet animal est Femandès. Le cavopoltin , dit-il, est un petit" aftiiÉal tm ])eu plus grand qu'un rat , ressem^iiant au sarigue par le museau, les oreilles et la queite , qui est plus épaisse et plus forte que celle d'un rat, et de laquelle
BuFFoir. V.
il se sert comme d^uuè m^^iu! Il a les o^I^s minces et diaphanes; le veutre, le(| Jambes et lespied^ blancs. Lçs petite» lorsqu ils ont peur, tiennent la mère embrassée ; elle.iej^. élève suç les arbres. Cette espèce s'est itrouvée dans les monlAgués de la Nouvelle-Ëspa-
«M. Nieremberg a co|Hé mot à mot ces a paru approcher encore plus que la mar- Sndicationi^leFeniaiidès, et 11*7 a rîcn ajouté. .^9^ fie l'çspèce du sarigue. Ces trois ani- Seba^qttilepremierafiutdeasiiieret^Yei' ' *m6ux -se ressemblent beaucoup parla conoet aaimal, n'en donae aucuoe description ; fonnalion des parties intérieures et exté-
r{eurfatpa|;i^f c»^|ii^]ji^éraii;eB du bassin, par la forme des pieds , par la naissance prématurée, la longue et continuelle adhérence des petits anx mamelles, et enfin par les autres habitudes de nature ; ils sont aussi tons
il dita0ulement4iu*il,a ^fMf$ m peu jilu%
épaisae et la qûeûe un tant soît peu plus
nosseque la marmose, et que, quoiqu'il soit
an aième genre, il est cependant d*un autre
diviAt et même d*un autre continent , et il
<• oontenîe de renvoyer à Nierembei^ et à ' iMiskiû Nditveau-Monde et du même climat :
Jonston pour ce qu'on peut désirer de plus on ne les troiiye point dans les pays froids
au sujet de cet animal ^ mais il paroH èvi* • de TAmérique ; ils sont natuveliwaaL coniiées
demment que Nieramberg et Jonston ne Tout • méridionales de ce continent , et. pMnent
: 1 ^» — »:i- «♦-.A ...»i.^ — ^ <iu-«.A. vivre dans les régions tempérées. Au reste,
ce' sont tous des animaux trèsplaids; leOT gCMule fendue comme cdle d^su brochet , leurs (Mreitles de chaurs-souris, leur queue dé couleuvre et leurs pieds de singe » présentent une forme bizarre, qui devient encore plus désagréable par la mauvaise odeur qu'ils exhalent, et par la lenteur et la stupidftC dont leurs actioni^ettous leurs mou^emens paroissent accompaginés.
jamais vu , et qu'ils n'eu parlent que diaprés f enandèc. Aucun de ces trois auteurs n'a dH qu'il fdt originaire d'Afrique f ils ledon* iMot au contraiie oomme Mturelet particu- > lier aux montagacs des climats chauds de • l'Amérique ; et c'est Seba seul qui , sans autorité ni garans^ a prétendu qu'il étoit afrieai». Celui que nous avons vu venoit certaîoemcnt d'Ainérique; il éieitplus grand, et H avoit le museau moins pointu et la queue ^ pkB longue que la marmose ; en toqtâl nous -
l>-IN DIJiTOmK V.
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