DE LA CARTE
ces régions australes se trouvent sur les mers
5 es plus é1oijg;nées des terres , comme dans es mers des Grandes-Indes et vis-à-vis le cap de Bonne-Espérance , e^ (jti'nu contrairjB Jes glaces les moins ayancées se trouvent dans le voisinage des teires, cômine k & pointe de l'Amérique , et des deux cotés dé cette pointe , tant dans la mer ^^l^Q^iq*],''^ que dans la mer Pacifique. Ainsi la partie la moins froide de c^tte grande zone antarctique est vis-à-vis iWtrémité de TAmérique, qui s*étend jusqu'au 56*^ degré de latitude , tandis que la partie la plus froide de cette même zone est yis-à-vis de la pointe de l'Afrique, qui ne ^'avance qu'au 34* degré, et vers la mer de l'Inde , où il n*y a point de terre : or, s'il en est de même du côté du pôle arctique , la région la moins froide seroit celle du Spitzberg et du Groenland, dont les terres s'étendent à peu près jusqu'au 8o^ degré , et la région la plus' froide seroit celle de la partie de mer entre l'Asie et l'Amérique, en supposant que cette région sojt en effet une mer.
Pe toutes les reconqoissance^ faites par M» jCook, on doit inférer que la portion du globe envahie par les glaces depuis le pôle antarctique jusqu'il la circonférence de ces régions glacées est, ei) superficie, au moiqs cinq ou six fois plus étendue que Tespace envahi par les glaces autour du pôle arctique ; ce qui provient de deux causes assez
. . 'hémbplière ap$trai qi le boréal ; la seconde et plus puissante cause est la qu^Qtité de terres infiniment plus grande dans cette portion (ie rhémisphère boréal que dans la portion égale et correspondante de l'hémisphère austral; car les continens de l'Europe , de l'Asie , et de l'Amérique, s'étendent jusqu'au 70* degré et au delà vers le pôle arctique, tandis que dans les régions australes il n'existe aucune terre depuis le 5o® ou même le 45® degré que celle de la pointe de l'Amérique , qui ne s'étend qu'au 56^ avec les îles Falkland , la petite île Géorgie , et celle de Sandwich , qui est moitié terre et moitié glace ; en sorte que cette grande zone australe étant entièrement maritime et aqueuse , et la borés^le presque entièrement terrestre, il n'est pas étonnant que le froid soit beaucoup plus grai^d et que lès glaces occupent une oien plus vaste étendue dans ces régions australes que dans les boréales.
]&t cQmmp, ees glac^ i^e feront qii'aiipnenter piiT le oefroidissement sw^cessif de la