LA GELINOTTE D’ÉCOSSE
Sr cet oiseau est le même que le ga/lus palus tris de Gesner, comme le croit M. brisson, on peut assurer que la figure qu’en donne Gesner n’est rien moins qu’exacte, puisqu’on n’y voit point de plumes sur les pieds , et qu’on y voit au contraire des barbillons rouges sous le bec : mais aussi ne seroit-il pas plus naturel de soupçonner que cette figure est celle d’un autre oiseau ? Quoi qu’il en soit , ce gal/us palustris ou coq de marais est un excellent manger ; et tout ce qu’on sait de son histoire, c’est qu’il se plaît dans les lieux marécageux, comme sort nom de coq de marais le fait assez entendre. Les auteurs de la Zoologie britannique prétendent que la gelinotte d’Écosse de M. Ibisson n’est aul"e que le ptamùgan dans son habit d’été, et «pie son plumage devient presque tout blanc en hiver : mais il faut clone qu il perde aussi eu été les plumes qui lui couvrent les doigts ; car M. Rrisson dit positivement qu elle n’a de plumes cpie jusqu’à I origine des doigts, et le ptarmigan de la Zoologie britannique en a jusqu’aux ongles ; d ailleurs ces deux animaux , tels qu’ils
sont représentés dans la Zoologie et dans M. Brisson, ne se ressemblent ni par le port , ni par ta physionomie , ni par la conformation totale. Quoi qu’il en ^oit , la géli notte d’Ecosse de M. Brisson est un peu plus grosse que la nôtre, et a la queue plus courte ; elle tient de la gelinotte des Pyrénées par la longueur de ses ailes, par ses pieds garnis antérieurement de plumes jusqu’eà l’origine des doigts, par la longueur du doigt du milieu, relativement aux deux, latéraux , et par la brièveté du doigt de derrière; elle en diffère en ce que ses doigts sont sans dentelures , et sa queue sans ces deux plumes longues et étroites qui sont le caractère le plus frappant de la gelinotte des Pyrénées. Je ne dis rien des couleurs du plumage; les ligures les représenteront plus exactement aux yeux «pie ma description ne pourrait les peindre à I esprit : d ailleurs rien de plus incertain c i pour caractérisé! les espèces que les couleurs du plumage* puisque c«‘S couleurs varient considérablement d'une saison à l’autre daas le même individu.
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