OU CAILLE DE LA CHINE
Cet oiseau est représenté dans nos planches sous le nom de caille des Philippines , n° 126, parce qu’elle a été envoyée de ces îles au Cabinet ; mais elle se trouve aussi à la Chine , et je l’ai appelée la fraise à cause de l’espèce de fraise blanche qu’elle a sous la gorge, et qui tranche d’autant plus que son plumage est d’un brun noirâtre. Elle est une fois plus petite que la nôtre. M. Edwards a donné la figure du mâle, planche ccxlvxi : il diffère de la femelle représentée dans nos planches enluminées, en ce qu’il est un peu plus gros, quoiqu’il ne le soit pas plus qu’une alouette ; en ce qu’il a plus de caractère dans la physionomie, les couleurs du plumage plus \ives et plus variées, et les
pieds plus- forts. Le sujet dessiné et décrit par M. Edwards avoit été apporté vivant de Nanquin en Angleterre.
Ces petites cailles ont cela de commun avec celles de nos climats, qu’elles se battent à outrance les unes contre les autres , surtout les mâles ; et que les Chinois font à celte occasion des gageures considérables, chacun pariant pour son oiseau, comme ou fait en Angleterre pour les coqs : on ne peut donc guère douter qu’elles 11e soient du même genre de nos cailles, mais c’est probablement une espèce différente de l’espèce commune ; et c’est par celte raison que j’ai cru devoir lui donner un nom propre et particulier.
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LE TURNIX,