OU LA CAILLE DE JAVA
Cet oiseau, qui n’est pas beaucoup plus gros que noire caille, lui ressemble parfaitement par les couleurs du plumage, et chante aussi par intervalles : mais il s’en distingue par des différences nombreuses et considérables ; i° par le son de sa voix, qui est très-grave , très-fort et assez semblable à cette espèce de mugissement que poussent les butors en enfonçant leur bec dans la vase des marais1 .
20 Par la douceur de son naturel , qui la rend susceptible d’ètre apprivoisée au même degré que nos poules domestiques.
3° Par les impressions singulières que le froid fait sur son tempérament : elle ne chante , elle ne vit que lorsqu’elle voit le soleil ; dès qu’il est couché elle se retire à l’écart dans quelque trou, où elle s’enveloppe, pour ainsi dire, de ses ailes pour y passer iiîa nuit ; et, dès qu’il se lève, elle sort de sa il léthargie pour célébrer son retour par des j cris d’allégresse qui réveillent toute la mai- :son 2. Enfin, lorsqu’on la tient en cage, si
1/ Les Hollandois appellent ce mugissement >() piltoor, selon Bontius.