‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 156 sur 361 · OU LA CAILLE DE JAVA · texte numérisé non relu

OU LA CAILLE DE JAVA

Cet oiseau, qui n’est pas beaucoup plus gros que noire caille, lui ressemble parfaitement par les couleurs du plumage, et chante aussi par intervalles : mais il s’en distingue par des différences nombreuses et considérables ; i° par le son de sa voix, qui est très-grave , très-fort et assez semblable à cette espèce de mugissement que poussent les butors en enfonçant leur bec dans la vase des marais1 .

20 Par la douceur de son naturel , qui la rend susceptible d’ètre apprivoisée au même degré que nos poules domestiques.

3° Par les impressions singulières que le froid fait sur son tempérament : elle ne chante , elle ne vit que lorsqu’elle voit le soleil ; dès qu’il est couché elle se retire à l’écart dans quelque trou, où elle s’enveloppe, pour ainsi dire, de ses ailes pour y passer iiîa nuit ; et, dès qu’il se lève, elle sort de sa il léthargie pour célébrer son retour par des j cris d’allégresse qui réveillent toute la mai- :son 2. Enfin, lorsqu’on la tient en cage, si

1/ Les Hollandois appellent ce mugissement >() piltoor, selon Bontius.

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