‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 190 sur 361 · DE LA NOUVELLE-GUINÉE T · texte numérisé non relu

DE LA NOUVELLE-GUINÉE T

La couleur dominante de cet oiseau (car nous n’en connoissons que la superficie ) est un gris cendré , plus foncé sur la partie supérieure, plus clair sur la partie inférieure , et se dégradant presque jusqu’au blanc sous le ventre et ses entours. Les deux seules exceptions qu’il y ait à faire à cette espèce d’uniformité de plumage, c’est, i° une bande noire qui environne la base du bec , et se prolonge jusqu’aux yeux ; i° les grandes pennes des ailes , qui sont d’un brun noirâtre.

Le choueari a les narines recouvertes en entier, comme les choucas ; il a aussi le bec conformé à peu près de même, si ce n’est que l’arête de la pièce supérieure est , non pas arrondie comme dans le choucas , mais anguleuse comme dans le colnud. Il a encore d’autres rapports avec celte dernière espèce, et lui ressemble par les proportions relatives de ses ailes, qui ne s’étendent pas au delà de la moitié de la queue, par ses petits pieds, par ses ongles courts; en sorte qu’on ne peut se dispenser de le placer, ainsi que le précédent , entre le colnud et le choucas. Sa longueur, prise de la pointe du bec au bout de la queue , est d’environ onze pouces.

Nous sommes redevables de cette espèce nouvelle, ainsi que de la précédente, à M. Soimerat.

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