LA GRIVE CENDRÉE D’AMÉRIQUE
Tout le dessus du corps, de la tête et du cou, est d’un cendré foncé dans l’oiseau dont il s’agit ici , n° 56o , fig. 1 ; cette couleur s étend sur les petites couvertures des ailes , et , passant sous le corps , remonte d une part jusqu’à la gorge exclusivement , et descend d’autre part , mais en se dégradant , jusqu’au bas du ventre, qui est de couleur blanche, ainsi que les couvertures du dessous de la queue : la gorge est blanche aussi , mais grivelée de noir ; les pennes et Jes grandes couvertures des ailes sont noirâtres et bordées extérieurement de cendré. Les douze pennes de la queue sont étagées et noirâtres, comme celles de l’aile; mais les trois latérales de chaque côté sont terminées par une marque blanche d’autant plus grande dans chaque penne que cette penne est plus extérieure. L’iris, le tour des yeux , le bec et les pieds sont rouges ,
1 espace entre l’oeil et le bec est noir, et le palais est teint d’un orangé fort vif.
La longueur totale du (illy est d’environ dix pouces , son vol de près de quatorze, sa queue de quatre, son pied de dix -huit lignes , son bec de douze , et son poids de deux onces et demie : enfin ses ailes dans leur repos ne vont pas jusqu’à la moitié de la queue.
riture que les anciens recommandoient de donner aux grives qu’on vouloit engraisser pour la table ; et nous verrons plus bas qu’elle rend la chair des merles plus délicate.
LE T1LLY.
Celle espèce est sujette à des variétés : car l’individu observé par Catesby avoit le liée et la gorge noirs : cette différence de couleurs ne tieudroit-elle pas à celle du sexe? Catesby se contente de dire que la femelle est d’uu tiers plus petite que le mâle; il ajoute que ces oiseaux mangent les baies de l’arbre qui donne la gomme élemi.
Ils se trouvent à la Caroline , et sont trèscommuns dans les iles d’Andros et d’Ilalliera, suivant M. Buisson.