‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 327 sur 361 · OU MERLE DE MADAGASCAR · texte numérisé non relu

OU MERLE DE MADAGASCAR

Je conserve à cet oiseau le non» qu’il a dans sa patrie , et il seroit à souhaiter que les voyageurs nous apportassent ainsi les vrais noms des oiseaux étrangers ; ce seroit le seul moyen de nous mettre en état d’employer avec succès toutes les observations faites sur chaque pièce , et de les appliquer sans erreur à leur véritable objet.

Le tanaombé, n° 557, fig* U est un peu moins gros que le mauvis. Son plumage en général est très-rembruni sur la tète, le cou et tout le dessous du corps ; mais les couvertures de la queue et des ailes ont une teinte de vert : la queue est vert doré , bordée de blanc, ainsi que les ailes, qui ont, outre cela , du violet changeant en vert à l’extrémité des grandes pennes; une couleur d’acier poli sur les pennes moyennes et les grandes couvertures , et une marque oblongue d’un beau jaune doré sur ces mêmes pennes moyennes ; la poitrine d’un brun roux , le reste du dessous du corps blanc ; le bec et les pieds sont noirs , et le taise est fort court. La queue est un peu fourchue : les ailes dans leur repos ne vont qu’à la moitié de sa longueur ; néanmoins ce merle a le vol plus étendu à proportion que le mauvis *. Il est à remarquer que, dans un individu que j’ai eu occasion de voir, le bec éloil plus crochu vers la pointe qu’il ne paroit dans la ligure enluminée , et qu’à cet

1. Voici ses dimensions précises, d’après M. Brisson : longueur totale, sept pouces un tiers; vol, douze pouces un tiers; queue, deux pouces deux tiers ; bec , onze lignes ; pied , neuf.

égard le tanaombé semble se rapprocher du merle solitaire.

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