LE MERLE VERT DE LA CAROLINE
Calesby , qui a observé cet oiseau dans son pays natal, nous apprend qu’il n est guère plus gros qu’une alouette, qu’il en a à peu près la figure, qu’il est fort sauvage, qu’il se cache très-bien , qu’il fréquente les bords des grandes rivières à deux ou trois cents milles de la mer , qu’il vole les pieds étendus en arrière comme font ceux de nos oiseaux qui ont la queue très-courte , et qu’il a un ramage éclatant. Il y a apparence qu’il se nourrit de la graine de solarium à fleur couleur de pourpre.
Ce merle a tout le dessus du corps d’un vert obscur, l’œil presque entouré de blanc, la mâchoire inférieure bordée finement de la même couleur, la queue brune, le dessus du corps jaune, excepté le bas-ventre, qui est blanchâtre ; le bec et les pieds noirs.
1. Ces taches violettes , irrégulièrement semées sur le dessus du corps , ont fait soupçonner à M. Daubeuton le jeune que cet individu avoit été tué sur la fin de la mue, et avant que les vraies couleurs du plumage eussent pris consistance.
Les pennes des ailes ne dépassent pas de beaucoup l’origine de la queue.
La longueur totale de l’oiseau est d’onriron six pouces un quart, sa queue de trois, son pied de douze lignes, son bec de dix.
LE TERAT-BOXJLAN,