LE PALMISTE
L’habitude qu’a eet oiseau, n° 53q, fig. r,
de se tenir et de se nicher sur les palmiers où sans doute il trouve la nourriture qui lui convient, lui a fait donner le nom de palmiste. Sa grosseur égale cellede l’alouette ; sa longueur est de six pouces et demi , son vol de dix et un tiers , sa queue de deux et demi , et sou liée de dix lignes.
Ce qui se fait remarquer d’abord dans son plumage, c’est une espèce de large calotte noire qui lui descend de part et d’autre plus bas que les oreilles , e1 qui , de chaque côté , a trois marques blanches , l’une près du front, une autre au dessus de l’œil , et la troisième au dessous : le cou est cendré par derrière dans tout ce qui n’est pas recouvert par cette calotte noire ; il est blanc par devant , ainsi que la gorge : la poitrine est cendrée, et le reste du dessous du corps gris blanc ; le dessus du corps , compris les petites couvertures des ailes et les douze pennes delà queue , est d’un beau vert olive : ce qui paroît des pennes des ailes est à peu près de la même couleur, et le reste est brun ; ees pennes dans leur repos s’étendent un peu au delà du milieu de la queue : le bec et les pieds sont cendrés.
L’oiseau dont M. Brisson a fait une autre espèce de palmiste, ne diffère absolument du précédent que parce que sa calotte, au lieu d’être noire en entier, a une bande de cendré sur le sommet de la tète , et qu’il a un peu moins de blanc .sous le corps ; mais comme , à cela près , il a exactement les mêmes couleurs , que dans tout le reste il lui ressemble si parfaitement que ia description de l’un peut convenir à l’autre sans y changer un mot, et qu’il vit dans le même pays, je ne puis m’empêcher de regarder ces deux individus comme appartenant à la même espèce, et je suis tenté de regarder le premier comme le mâle, et le second comme la femelle.