‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 346 sur 361 · LE MERLE OLIYE DE SAINT-DOMINGUE · texte numérisé non relu

LE MERLE OLIYE DE SAINT-DOMINGUE

Ce petit oiseau a le dessus du corps olivâtre, et le dessous d’un gris mêlé confusément de cette même couleur d’olive; les barbes intérieures des pennes de la queue, des pennes des ailes , et des grandes couvertures de celles-ci, sont brunes, bordées de blanc ou de blanchâtre ; le bec et les pieds sont gris brun.

Cet oiseau n’est guère plus gi >s qu’une fauvette ; sa longueur totale est de six pouces , son vol de huit trois quarts , sa queue de deux , son bec de neuf lignes , son pied de même longueur ; ses ailes dans leur repos vont plus loin que la moitié de la queue; et celle-ci est composée de douze pennes égales.

On doit regarder le merle olive de Cayenne , représenté dans les planches enluminées, n° 558 , comme une variété de celui-ci, dont i! ne diffère qu’en ce que le dessus du corps est d’un vert plus brun , et le dessous d’un gris plus clair ; les pieds sont aussi plus noirâtres.

Nota. Au moment où l’on finit d’imprimer cet article des merles , un illustre Anglois (M. le chevalier Bruce) a la bonté de me communiquer les figures peintes d’après nature de plusieurs oiseaux d’Afrique, parmi lesquels sont quatre nouvelles espèces de merles. Je 11e perds pas un instant pour donner au public la description de ces espèces nouvelles , et j’y joins ce que M. le chevalier Bruce a bien voulu m’apprendre de leurs habitudes, en attendant que des affaires plus importantes permettent à ce célèbre voyageur de publier le corps immense de ses belles observations sur toutes les parties des sciences et des arts.

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