‹ Œuvres complètes de Buffon (volume 2)Chapitre 353 sur 361 · LE YERDIN DE LA COCHINCHINE · texte numérisé non relu

LE YERDIN DE LA COCHINCHINE

Le nom de cet oiseau, n° 643, fig. 3, indique assez la couleur principale dominante de son plumage, qui est le vert; ce vert est mêlé d’une teinte de bleu plus ou moins forte sur la queue , sur le bord extérieur des grandes pennes des ailes et sur les petites couvertures qui avoisinent le dos : la gorge est d’un noir de velours , à l’exception de deux petites taches bleues qui se trouvent de part et d’autre à la base du bec inférieur ; le noir de la gorge s’élend derrière les coins de la bouche , et remonte sur le bec supérieur, où il occupe l’espace qui est entre sa base et l’œil , et par en bas il est environné d’une espèce de hausse-col jaune qui tombe sur la poitrine ; le ventre

est vert, le bec noir, et les pieds noirâtres. Cet oiseau est à peu près de la grosseur du chardonneret. Je n’ai pu mesurer sa longueur totale, parce que les pennes de la queue n’avoient pas pris tout leur accroissement lorsque l’oiseau a été tué, et qu’on les voit encore engagées dans le tuyau : aussi 11e dépassent-elles point 1 extrémité des ailes repliées.

Le bec a environ dix lignes , et paroît formé sur le modèle de celui des merles ; ses bords sont échancrés près de la pointe. Ce petit merle vient certainement de la Cochinchine, car il s’est trouvé dans la même caisse que l’animal porte-musc envoyé en droiture de ce pays.

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