‹ Œuvres complètes de Ch. Fourier (volume 2)Chapitre 85 sur 124 · CÂBU^CITÉ, OU 4- PHASE · texte numérisé non relu

CÂBU^CITÉ, OU 4- PHASE

| i Germe simple, Monts-de-piété urbains*

• I » composé, Maîtrises en nombre fixe. [ P1V6*, Féodalité industrielle.

Contre-poids, Fermiers de monopole féodal.

Ton; Hfasiôtts en association;

Transitions j régulières, les 12 garanties, ch. 50 eri 6- période ) irrëgfulières, les 32f issues, A*>p. à ch.

(Nota.) On ne mentionne pas ici les caractères permanente qui régnent dans tout le cours des i phases, mais seulement ceux qui constituent telle ou telle phase, et sesmixtes avec telle autre Par exemple, là civilisation d'Athènes était une 2e phase incoml plète, aieérée, en ce qu'elle manquait du caractère pivotai liberté des industrieux. C'était une * phase bâtarde et faussée ayant en pivot; un caractère de barbarie. Quand on connaîtra ce grimoire des caractères sociaux, dont je vais décrire huit ordres i! sera aisé de dissiper les illusions en* progrès social. *

La civilisation actuelle de France et d'Angleterre est une 3* phase déclinante. Il y a longtemps qu'elle a faitécloreles caractères de 3* phase ; elle tend fortement a la 4«, dont elle a les deux germes-mais elfe ignora l'opération à faire sur ces germes pour entrer err * phase, qui serait un progrès très-petit, le moindre possible; tàndîs que l'état actuel est une stagnation pénible où legenifrest comme emprisonné, fatigué de sa stérilité; s'agitant vâinementpourprbduirè qûelqùèidée neuve. C'est un état qui use le corps social par une station trop longue en 3«<pbase. ^oyex ch. 48, les caractères- qui signalent cette lassitude. )

*ifrfdf.g^îeinventîf> ITnsf,hct fifecaIine tarderait guères âhMHWW letfmoyéns d'organiser la 4* phase, qufest un progrès, mais non pas eh bien. Oh n'entrerait* dans la voie du tien

qu'en organisant l'ambigu de civilisation et garantisme (Voyez chap. 47 et 48). C'est la manoeuvre qu'on devait opposer au libéralisme, esprit stationnaire qui ne sait point avancer» et qui so passionne pour un caractère de la 2e phase, pour le système représentatif; gimblette bonne dan* une petite république , telle que Sparte ou Athènes, mais tout-à-fait illusoire dans un empire vaste et opulent, comme la France.

J'ai observé (36 et 43,) que les anti-libéraux, classe non moin» abusée que les libéraux, commettent une maladresse choquante en essayant de lutter contre les chimères libérales, par une rétrogradation en 4re phase. C'est un moyen d'autant plus vicieux, que l'accroissement des dettes publiques nous entraine irrésistiblement vers la 4e phase ou caducité.

Un examen détaillé du tableau des caractères permanents désignés dans ce chapitre, suffirait déjà à dissiper nos illusions de vol sublime, et prouver que notre vol, en échelle sociale, est celui de l'écrevisse; car tendre à la 4e phase de civilisation, à la caducité d'une période essentiellement vicieuse, c'est un progrès si l'on veut, mais un progrès en déclin, un progrès comparable' à celui d'une femme dont les cheveux blanchiraient à 60 ans; si elle disait que sa chevelure se perfectionne, qu'elle va égaler la blancheur de Taibâtre ; si elle s'écriait : a quel vol sublime de ma chevelure » vers la perfectibilité perfectibilisante ! » Chacun sourirait de pitié : le corps ne se perfectionne pas quand il vieillit.

Telle est l'illusion de progrès dont s'enorgueillit notre vieille civilisation, courant à la caducité. Les sociétés, comme les individus, courent à leur perte, quand elles s'endettent et se livrent à l'usurier. C'est le fait de notre siècle ; il ne va que d'emprunts en emprunts.

« Le vase est imbibé, l'étoffe a pris son pli. » C'est un pli bien pris que celui des emprunts fiscaux; chaque ministère nouveau fera un nouvel emprunt ; car il faut , dit le proverbe» manger quand on est au râtelier. Quelque parti qui vienne à dominer , la finance qui tient les rênes du char, ne rétrogradera pas vers la route de l'économie. Quel sera donc le dénouement de cet ulcère fiscal, de ce chancre de dettes et d'emprunts qui ne font que croître et embellir dans tous les empires? Ce dénouement sera expliqué au chap, qui traite de la 4e phase de civilisation, phase ou la force des choses nous entraîne, sans que nos guides, les économistes, voient l'abîme où court le monde social,

On peut les comparer au mauvais cavalier de qui les rieurs disent : Ce n'est pas lui qui méfie son cheval, c'est son cheval qui le mène. Tels sont nos génies politiques : ce n'est pas eux qui mènent le gouvernement civilisé, c'est lui qui les mène , eux à qui il eût été si facile de nous diriger vers les routes du progrès réel, s'ils eussent voulu sortir de l'ornière, sortir des préjugés de morcellement agricole et d'anarchie commerciale, ou concurrence individuelle de fourberie.

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