‹ Œuvres complètes de Ch. Fourier (volume 5)Chapitre 7 sur 63 · Ligue interne; G. Insouciance ; 7. Vol exieme · texte numérisé non relu

Ligue interne; G. Insouciance ; 7. Vol exieme

X MiMMVH GBADtTÉ : K LIBERTÉS BÉEXXES.

Ce n'est que dans la 8*. période qu'on peut obtenir ai plein ces libertés , ou des équivalens -çréferéa. Le monde social va passer a cette &.* période, en franchissant les B. et 7,<, dont ht découverte et le parcours auraient pu couler bien des siècles encore , par influence de l'obscurantisme, vieille plaie intellectuelle que créa la docte antiquité , en nous dépeignant la nature comme impénétrable et voilée d'airain. Ecoutons la-dessus Cicéron : « Latent ista omnia, crassis ocrultata et circumfusa lencbrîs , iia ut nulla » acies humani ingeniî lantasit, qux in cœlum pene- » trare, in lerram inirare possit. » Foilà les visions de voile dairain bien établies par la docte antiquité. Les modernes donnent dans un autre excès, dans les gaseonnades

ATANT-PAOPOa. XItt

sur leurs tofrens de lumières doù on ne voit rtmire qu'indigence, Jburberie , oppression , et cercle vicieux.

Quelques savons modestes, les Montesquieu , les Vollaire et autres cites, 34, ont voulu /aire entendre des opî^ nions plus raisonnables , déclarer que la politique sociale était au ierceau , qM la raison était égarée dans un lafy~ rinthe, comttte ï ont pensé tant d'hommes célèbres qui, depuis Socrate et Aristole jusqu'à Montaigne, ont dit: « Ce que je sais , c'est que je ne sais rien. » Ces opinions modérées ont du échouer; les excès ontprépalu, sffrlout chez les philosophes tous enorgueillis, comme Crebillon qui pensait qu'après lui on ne pourrait trouver aucun sujet de • tragédie, jiinsi les politiques , les métaphysiciens, les moralistes, les économistes, ont cru ou feint de croire qu'oA ne pourrait inrenter aucune société supérieure à la civilisation et ta barbarie qui sont le terme de leurs étroites concilions. Ils sont engouffrés dans des chimères de civilisaiion perfectible (réfutées en VI et VU sections); ils sont engoués d'un mesquin budjet de 4oo,ooo f. dans Paris .• je prouve à laPostjace, que chacund'eux, dans l'état sociêtaireobtiendrade seniravailaudelàde ^00,000 f.derefeTAt. Qu'ils tessent donc de s'alarmer de la découverte des destinées sociétaires ; mais la peur ne raisonné pas , les corporations aveuglées ne rétrogradent pas , on ne peut pas les convertir en masse; peu importe: U sujfra d'en désabuser une très-petite mihorité, la tenter par f appât d'une immensité de gloire et de fortune assurée à tout écrivain distingué^ qui osera le premier dénoncer les chimères dites politique , moralisme , économisme , vraie cataracte qui aveugle t esprit humain ; ces sciences n'ont abouiit/uà détourner les nuûàtis des voies de progrès eh échelle sociale. Ott veftio, dans ««( ouvrage, qu'un petit essai du ivgime 'naturel ou sociétaké appliqué à 1800 personnes, eouvrira de ridicule lessodètée civuisés et barbare}, elprouvera qùàles ne sont point la destinée de ïhomtrn.

nV AVAIfr-PHOPOS.

Aîorsfiùrani nos controverses parasUessur U bonhotry la sagesse , la vertu , la philantropU : il sera prouvé que . h Vrai bonheur consiste a jouir d'une grande richesse , ei ^ime variété ironie de plaises; vérité que nos philosophes ont niée , parcegue leur science ne peut donner ce genre de bonheur à personne , pas mémeaarsiybarites ni aux monarques. César parvenu au trône du monde , n'y irom-e quele vide, ets'écrie: N'est-ce que cela! Madame deSfaintenon dit: vJSe voyez-vous pas que je meurs de tristesse » dans utu fortune qu'on aurait eu peine à imaginer, et ]• qu'il n'y a que le secours de Dieu qui m empêche dy n swcomber? n (secours bienJaibU s'il la conduit à mou' rir dennui! ) elle ajoute : « que ne puis-je Vous faire voir » l'ennui qui dévorelesgraTuis,etîapàne qu'ils ont à ran- » pUr leur journée! tous les états laissent un vide c^reux^ » une inquiétude, une lassitude, une envie de cànnmtre » autre- chose. * Horace l'avait dit en d'autres tennes t Fost equitem sedet atra cura. C'est donc en vain que les sybarites parisiens nous vantent leur talent de yiVBE SI BIEN ET SI VITE ; je prouverai , par un parallèle açei les plaisirs de l'harmonie sociétaire, {période 8.e du tableau précédent ) que leur vie est bien mesquine, bien trtdnanle; et que Ihomme le moins riche, le moins Javo~ risédans Tétat sociétaire, sera plus heureux que les sybarites parisiens , parce qu'il pourra donner cours à ses douze passions dortt le développement combiné est le seul gage de parfait bonheur.

On persuade aux civUisés qu'ils volent à la perJecUbilité , quand ils sont accablés de calamités nouvelles et ré~ cenies, dont a4 sont décrites au chap. XliVIII; entre autres le fléau des dettes publiques , toujours croissant , et qui, à la première guerre entre les occidentaux , amènerait une banqueroute universelle suivie de révolutions.

, Il est bien d'autres plaies inaperçues : tel est rempOtemettt du commerce qui menace de tout envahir, et dontles

iTÀKT-PftOPOS. IV

'gouvenumens ■commmcent a^n à s' alarmer i la théorie socUUiire peut seuleenseigner îesmojrens tf abattre ce Titan polttigug. { Voyiez G.» section. )

Le viu de nos soi-disant rége'nérateurs est d'accuser tel ou tel abus, au lieu d'accuser la . cifilisation •entière ^jui n est qu'un cercle vicieuà: dabus dans toutes sesparttesi Q faut sortir de cet'abîme. J'en indiquera issues, p^ SaSv Depuis 3ooo ans, la phÛosophie ne sait inventer aucune disposition neu^ en politique industrielle et sociale ; ses innombrables systèmes ne reposent que sur la distribution par famiSes, réunion la plus petite et la plus ruineuse! quelle stérilité de génie !

Voici erifin des idées neuves , une théorie qui s' accomode aux vues des gouvememens,\au heu deles harceler par des visions phtlantropiques , vrais masques d agitateurs ; tout minisire goûtera une méthode qui^, quadruplant le revenu tSocûi, permettra de doubUr subitement les impôts, tout en dégrevant les administrés de moitié , en sens relatif. (Ils ne paieront que double sur un produit quadruple, p. 9.) Un effet plus brillant sera d'opérer sur le monde 'entier, sauvage , barbare , civilisé; métamorphoser h tout par un essai borné h une lieue carrée et i Boo personnes. Quel contraste avec la phUosophie qui bouleverse des empires, ^ de fond en comble , sans aucune garantie de bons résultais , ni d accession des barbares et sauvages !

La pauvre civUtsationfait des efforts gigantesques pour des riens; envoi d armées de terre et de mer pour délivrer peut-être un dixième de la Grèce; révohitions et massacres pour essais sur t émancipation des nègres; tentatives in/ruùtueuses de secours à findigence; tous ces travaux de pygmées vont finir: le genre humain va être affranchi et secouru TOUT ENTIER; Use ralliera partout à Tindustrie attraj^ante, dès qu'il saura , par essai sur un cemton , les prodiges de richesse , de plaisirs et de vertus qu'on en ncueilk. ,

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