o générale composée
1**. La culture locale simple se borne au changement causé par l'état de domesticité.; il modifie déjà les toisons et enveloppes de l'animal, ainsi que la saveur des viandes et des végétaux. On en peut juger par la différence d'une chair de cochon à celle de sanglier ; et pourtant cette différence est obtenue sans le secours de l'art et par le seul effet de la domesticité.
2*. La culture générale de degré simple n'existe pas encore;
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elle nous donnerait en raffinage simple , une foule de Yariëtés inconnues. Si la cerise et le raisin étaient cultivés sur tous les points du globe, combien de nouvelles nuances n^obtiendrait-on pas, soit par l'influence des climatures et terres non exploitées, soit par les croisements de ces nouvelles sortes avec les nôtres P Nous savons dgk distinguer plus de cent variétés de roses ; on en aurait liiille , si tout le globe cultivait les ro^es.
5°. La culture /ioca/d composée est celle qui, aidée de TAs* sociation , élèverait, localement un animal ou végétal k la plus grande perfection possible , par les fhùyens sociétaires selon le parallèle suivant :
Culture locale simple. Culture locale composée.
Cheval rossinante, 100 écus. Cheval normand^ 1,000 écus. Laine commune , 1 franc. Laine ségoviane, 5 francs. Renoncule ordinaire, 10 variétés. Renoncule soignée, 100 variétés. Melon commun, 5 sous. Melon soigné, 50 sous.
4*. La culture ^^nora/e composée est celle qui, employant les moyens de raffinage que donne IVtat sociétaire , combinerait et croiserait par toute la terre les produits perfectionnés déj^ dans chaque localité, par culture locale composée.
Par exemple , supposons le globe entier cultivé comme la Normandie ; chaque région élevant avec un soin infini les plus belles races de chevaux qu^elb poisse comporter, et formant des haras et établissements ou Ton croiserait une centaine des plus fameuses races. Normands^ Arabes, Anglais, Aftdaloos el autres, que donneraient, dans Tordre sociétaire, les contrées iofi<es, comme TAustralie qui n'a pas même de obevaux.
£n combinant tous ces produits de cnltoré locale composée, en les raffinant par des croisements de toutes les belles variétés du globe , on aurait Téchelle de beantë suprême en chevaux : la série des perfisctians possibles k la oature , aidée de rindostrie générale composée.
Cette perfeelioB du 4*. degré correspond au degré iniégral composé dans Téchelb des raffinages de température (91). Et puisque nous possédons enfin, par la découverte de T Association, le moyen d'élever le globe k la culture int^rak, spéculons sur les résultats de cette culture en perfectionnement de l'atmosphère ,
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selon les 4 degrés de la table ( 91 ), qai correspoiid aux 4 degr^ comparatifs (91) sur les animaux et végétaux. Nous aUons passer en revue les quatre chances de raffinage atmosphérique , possible à l'industrie humaine.
J^appelle raffinage êimple , un radoucissement opéré par des cultures locales et bornées , comme celles Ae TltaUe. Sa pleine culture jointe k celles des régions voisines, Allemagne et France, est certainement le ressort qui produit ce bénéfice de 19 h 14 degrés, que j'ai analysé dans le parallèle de Naples avec Pékin et Philadelphie. Mais Tltalie est avoisinée de vastes régions mal cultivées : TAfrique , la Grèce , la Hongrie et même FEspagne , où Madrid placé au même degré que Naples, est sujet k des froids meurtriers , par Teffet du d^oisement , de Tcffritement et des landes , bien plus que par le voisinage de la montagne dite Guadarrama.
L'influence de nos cultures est donc contre-carréee par celle d''une masse de terres voisines , encore incultes ou mal exploitées : tandis que Tltalie raffine son atmosphère , la Grèce et T Afrique travaillent k la vicier; leur voisinage ne peut manquer d'exercer une fâcheuse influence pour outrer les intempéries en chaad ou en froid.
Ces influences vicinales ne s'exerceraient qu'en bien, si la terre entike était pleinement cultivée comme les cinq riions dites Allemagne, Italie, France, Hollande, Angleterre. Estimons le résultat sur celte hypothèse de culture générale : on va penser qu'Astracan et Québec jouiraient de la tempériitnre de Tours et Angers, que Philadelphie et Pékin jouiraient -de la température de Naples.
C'est estimer en compte simple local • Astracan s'élèverait déjà à cette température, dans le cas oh ses terres seraient- pleinement cultivées k 900 lieues de rayon , et où l'Europe occidentale serait inculte comme l'est la région d' Astracan.
Mais si l'on suppose les deux régions d'Europe et Tartarie cultivées en plein , et leurs atmosphères élevées au même raffinage , il y aura communication de bénignes influences ; ie raffinage augmentera , et en supposant que tout le globe terrestre opérât de même , qu'il fut assez peaplé pour élever partout ses cultnrcs à
la perfection de celles de TEurope occidentale ; il résulterait du concours bienfaisant des atmosphères de tous les continents , que le raffinage devenu général ou siihple intégral , gagnerait au moins 10 degrés sur les raffinages partiels et locaux : nous ayons TU qu^ils sont de 14**. et qu'on peut les estimer en moyen terme a 12 degrés, lesquels seront augmentés de 10*. par effet de culture générale. On aura donc en total 22 degrés de raffinage atmosphérique pour toutes les régions actuellement incultes , et formant au moins les 4/^ du globe. (Ce n'est ici que le 2*. degré de la table 9ii/À.)
Un tel raffinage sera simple «n^^^ra/^ par opposition au simple local comme celui d'Italie, dont les bonnes influences cli mater riques sont contrecarrées par les émanations orageuses et malfaisantes de Grèce et d'Afrique.
Dans cette hypothèse de raffinage intégral ou général , la route du cap Cévéro, au lieu d'un froid du 78*. degré, n'aura en .printemps et automne que le froid des latitudes européennes, 86*., 57*., Edimbourg, Copenhague, sauf l'influence d'un restant de glaces polaires qui absorbera la valeur de quelques degrés , et causera un léger déchet de chaleur que nous déduirons plus loin en somme de 5 degrés.
Et comme l'ordre sociétaire a la propriété de peupler et coloniser rapidement la terre entière , cette intégralité de culture procurerait un plein dégagement des parages du Pôle Nord; ils seraient ramenés aux climatures du golfe de Bothnie.
Cet état de choses ne serait encore qu'un raffinage très -incomplet, car nous avons raisonné] usqu'ici sur l'hypothèse d'une pleine culture du globe en mode morcelé et vicieux, comme celui de la civilisation. Cette société tant vantée n'élève pas son atmosphère à moitié du raffinage possible. L'Italie- est pleine de landes et de marécages ; ses chaînes de l'Apennin sont effritées , ravagées depuis Gênes jusqu*en Calabre : la France est dans un désordre pire encore ; la destruction de ses forêts détériore ïk vue d'oeil les climatures; elle bannit de Provence l'oranger, elle chasse à gi*ands pas l'olivier et bientôt la vigne.
Ce n'est pas ainsi que cultive l'ordre sociétaire : il distribue l'universalité des^ cultures , comme si le globe entier appartenait
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à une seide compagnie d^actionnaires ; il ëlève chaque canton , chaque province , chaque région , ^ un ëtat de perfection combinée ; il entreprend toutes les opérations générales de reboisement, irrigation et dessèchement; tous les travaux qui peuvent assainir, adoucir et raffiner Tatmosphère, soit locale^ soit générale.
Dans cet état de choses , les régions au lien de se communiquer des germes d'ouragans, n'échangent que des germes de zéphyrs : les eaux et forets sagement distribuées , préviennent k la fois les excès de chaud et de froid ; et le radoucissement général de température , devient le fruit de cette perfection universelle de culture. L'atmosphère, dans ce cas, se trouve raffinée au degré composé intégral dit êurcomposé , qui exige deux ressorts de perfectionnement ; celui de culture générale et celui de dietri^ h'ution jadicieuêe dits cultures.
Nous ne connaissons en civilisation qu'un de ces deux moyens ; nous savons cultiver, mais non pas distribuer les cultures que chaque province et chaque particulier répartissent confusément, et sans aucun rapport avec les convenances de température. On place des champs sur des sommets ou conviendraient les forêts ; pais , des forêts dans une plaine apte «i la culture des céréales : les trois quarts des sommets de chaînes sont dégarnis de bois , quoiqu'on sache fort bien qu'ils ont la propriété de carder les vents, d'en amortir les malignes influences; cardage d'autant plus utile, qu'il influe en inverse comme en direct, aussi voit- on souvent après l'abattis d'une forêt , des vignes geler au vent , comme sous le vent du rempart qu'on a détruit.
Dans l'ordre combiné , les forêts sont de trois espèces :