‹ Œuvres complètes de Ch. FourierChapitre 2 sur 115 · TIII AVERTISSEMENT DES ÉDITEURS · texte numérisé non relu

TIII AVERTISSEMENT DES ÉDITEURS

avantages de l'Association, et les moyens naturels de la réaliser concordante et heureuse. La méthode générale suivie par l'auteur consiste à graduer et varier l'enseignement de manière à ce que chacun puisse y trouver ce qui est le mieux à sa convenance propre, selon son aptitude et ses goûts.

L'Introduction, comme cela devait être, présente les notions préliminaires et les premiers aperçus de la science : elle se termine . par un exposé des intérêts pressants qui en commandent l'étude et les applications. La théorie si originale et si curieuse de la restauration des climatures complète cet exposé.

Viennent ensuite les Prolégomènes, où sont posés d'abord les principes généraux. Leur application à des questions controversées ou intactes fait voir la justesse de ces principes et leur fécondité. Partout et toujours c'est la démonstration des

vérités découvertes par l'auteur du livre. Les petits articles qu'il intercale , sous les litres de Médiante, Antienne s Pause ^ etc. , ne sont pas de pures digressions, comme quelques lecteurs inclinent à lie penser. Tous se lient aux chapitres qu'ils précèdent ou qu'ils suivent. Ce sont des sortes de relais, de distractions propres à prévenir la fatigue qui, pour l'étudiant, résulterait d'une tension d'esprit trop prolongée sur le même sujet.

L'auteur agit conime un riche propriétaire qui veut faire connaître ses vastes domnines à un ami.

AtEKTISSEHENT D£S ÉDITEUR^. 1%.

Le visiteur est d'abord placé sur un point asser élevé du territoire, pour qu'il puisse prendre une idée de leur ensemble. On lui fait ensuite parcourir rapidement cet ensemble, en appelant son attention sur les lieux les plus marquants. Puis les difiérents sites, les différents sols, plantations, cultures, bâtiments, passent successivement sous ses yeux. Enfin revenant à plusieurs reprises sur tous les points, les examinant en détail , le visiteur s'habitue aux localités, dont il acquiert ainsi progressivement une connaissance complète.

Telle est la marche de Tauteur du Traite de l'Association. Il procède , comme il en fait souvent la remarque, en présentant tour à tour sa V belle et vaste Théorie, en abstrait, en mixte et en concret , sous les formes successives d aperçus, d'abrégés, de dissertations approfondies. Le lecteur attentif qu'anime un vif désir de s'instruire , ne s'arrête point à ce que ces formes peuvent avoir d'insolite. Il ne tarde pas à reconnaître qu'elles lui facilitent l'étude, et qu'il profite toujours des retours obligés sur les principes et les détails dont avec raison l'auteur doit craindre que l'on ne se pénètre pas assez.

Lorsque par une étude forte on s'est complètement initié à cette grande et magnifique conception d'unité qui forme le fond de la découverte scientifique de Fourier, et dont la Théorie sociétaire n'est que l'application spéciale au régime des relations humaines, on reconnaît bien

X ATERTISSEHENT DES ÉDITEURS.

vite que jamais écrivain n'a distribué l'exposé de ta science d'une manière plus logique , plus mé^ thodique. Jamais auteur n'a produit son idée dans un style plus vrai, plus puissant, plus heureusement adapté à son sujet, dans les mille variétés que ce sujet comprend ; enfin , jamais professeur d'une science neuve n'a mieux tenu compte de» exigences naturelles de l'intelligence et des différences d'aptitude qu'il devait rencontrer dans son public. Chaque genre d'esprit , chaque sorte de caractère peut trouver un endroit par où entrer dans ce grand cercle de connaissances nouvelles que Fourier est venu révéler.

Pour cette deuxième édition comme pour la première, la partie essentiellement introductive, c'est-à-dire la matière dont se forme le tome i*'., n'aura pu être imprimée qu'en second ordre. Elle se compose des Sommaires que Fourier fit paraître en i8â3, un an après la mise en circulation de son Traité, et de V Avant-Propos qui, de même que les Sommaires j renvoie aux pages des diverses parties du livre.

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