PREMIERS PARTIE. NOTICE II
suffira d'en ciler une seule , pour donner la mesure de rimpéritie qf règne en cotitroverse commerciale.
Pour confondre Geoffroy et rehausser l'éclat de ees négociants qu'il méprisait» ùû Uà observait que l'Empereur les honorait ^ et qu'il atait détaché sa croix d'honneur pour la donner à M. Oberkampf dont il avait admiré les vastes établissements. Eh I quel rapport ceci avait-il avec une qilestion de mécanisme commercial? M. Oberkampf est un manufacturier très-utile > et si étranger aux intrigues mercantiles, que deux ans après il vint rapporter sa croix à l'Empereur , disant qu'il ne pouvait lutter contre les menées du commerce qui élevaient les matières à un taux si vexatoire qu^on était obligé de fermer les ateliers et renvoyer sans travail des légions d'ouvriers.
Dans ces doléances» M. Oberkafnpf n'était que Técho des plaintes journalières des fiianufacluriers paralysés d^un instant à Tatitre par une trame d'agiotage. Le commerce est l'ennemi naturel des fabriques ; en feignant de la sollicitude pdnr les approvisionna, il ne travaille réellement qu'à les rançonner. Aussi y ûàm lé plopart des vtllèd de itianufactures, est-il reconnti (pië lé petit M)ricant peu ibrtuné île travaille que pour ie ihâi^chatid de riiàtières ; de même que souvent le petit cultivateur île travaille que pour l'usurier, et le petit savant dé ^rèirier pour le baut savant d'Académie qui daigné publier ^oUs son tiom le friiit des veillés d'un mâitio6trrrelittérai/e salarié.
Bref, le commerçant est un corsaire industriel, vivant aux dépens du manufacturier ou producteur. Confondre ces deux fonctions, c'est ignorer l'alphabet de la science! Geoffroy ne sut pas établir cette distinction ; il se laissa battre par une douzaine d'arguments saugrenus , tous de la force du précédent.
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D'où vient cette prodigieuse ignorance en mèedokiincr conimer<;ial? De ce qu'on n'a jamais fait aucune analyse du commerce, et qu'en controyersant sur cette fonction, l*on ne sait pas encore sur quoi l'on raisonne. Pour prendre une légère notion du sujet , il faudra faire usage des deux tableaux suivants.
Echelle des Méthodes commerciales appliquées auof
diverses périodes sociales.
^ En Serigamie. 1 . Compensations anticipées. I En Sauvagerie, a. Troc ou N^oce direct.
En Patriarcat. 5. Trafic ou Négoce indirect.
En Barbarie. 4. Monopoles, Maximations, etc.
En Civilisation. 5. Concurrence individuelle. H- En Garantisme. 6. Concurrence collective et solidaire. -" En Serisophie. 7. Consignation continue.
En Harmonie ^Y Evaluation antérieure,
comp. diverg. . JL Compensations arbitrées.
Conformément à ee -tableau, nous devons analyser la concurrence individuelle ou méthode 5®« civilisée, lutte mensongère et complicative ; indiquer les erreurs qm ont empêché Je génie social de s'élever à la méthode 6®. , Garantisme *ou Concurrence .sociétaire , véridique et réductive.
Cette étude exigera une analyse des Caractères qui constituent la méthode actuelle , 5®. : en voici le tableau.
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