‹ Œuvres complètes de Charles BaudelaireChapitre 134 sur 219 · LA DESTRUCTION · texte numérisé non relu

LA DESTRUCTION

Sans cesse à mes côtés s’agite le Démon;

If nage autour de moi comme un air impalpable ; Je lavale et le sens qui brûle mon poumon,

Et F’emplit d’un désir éternel et coupable.

Parfois 1l prend, sachant mon grand amour de PArt, La forme de la plus séduisante des femmes,

Et, sous de spécieux prétextes de cafard, Accoutume ma lèvre à des philtres mfâmes.

Il me conduit ainsi, loin du regard de Dieu, Haletant et brisé de fatigue, au milieu Des plaines de l’Ennuï, profondes et désertes,

Et jette dans mes yeux plems de confusion Des vêtements souillés, des blessures ouvertes, Ft l'appareil sanglant de [a Destruction !

UNE MARTYŸRE.

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