‹ Œuvres complètes de Charles BaudelaireChapitre 46 sur 219 · LE GUIGNON · texte numérisé non relu

LE GUIGNON

Pour soulever un poids si lourd, È Sisyphe, il faudrait ton courage! { Bien qu'on ait du cœur à l'ouvrage, L’Art est long et le temps est court.

Loin des sépultures célèbres,

Vers un cimetière isolé,

Mon cœur, comme un tambour voilé, | Va battant des marches funèbres. ù

— Maint joyau dort enseveli Dans les ténèbres et l'oubli, Bien loin des pioches et des sondes;

Mainte fleur épanche à regret Son parfum doux comme un secret Dans les solitudes profondes.

DCE

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