‹ Œuvres complètes de DiderotChapitre 160 sur 210 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Je traiterais volontiers avec la même sévérité tout le chapitre suivant. Quand j'ai lu au frontispice et quand je lis au haut de la page de V Homme et de son éducation^ je suis un peu surpris de lire, chapitre X : Quelle maîtresse convient à V oisif ^ je ne sais plus si l'auteur est un apôtre des bonnes ou des mauvaises mœurs. Je crois que son ton aurait été moins licencieux s'il eût pressenti l'avantage que ses ennemis en prendraient contre lui. 11 y a plus d'un endroit dans son livie dont on peut être scandalisé sans être un bigot. Quand on attaque les préjugés religieux, on ne saurait avoir ni montrer trop de retenue.

Page 207, — // faut des coquettes aux oisifs et de jolies filles aux occupés, La chasse des femmes^ comme celle du gibier y doit être différente selon le temps qu'on y veut mettre. N'y peuton donner qu'une heure ou deux? On va au tiré...

i. Ce chapitre est intitulé : De Vacquisition pltu ou moins dif/icUe des plaisirs sehn te gouvernement où l'on vit et le poste qu'on y occupe. % Quelle mattresse convient à Voisif.

La femme adroite se fait longtemps courir par le disœuvré...

Une femme est une table bien servie qu*on voit d'un œil différent avant ou après le repas.

Fi, fi, rayez-moi toutes ces grosses polissonneries-là. On se les permettrait à peine sur la fin d'un souper, encore faudrait-il qu'il n'y eût point de femmes.

J'en dis autant de la page 208.

Page 209. — Laissez toutes ces gentillesses-là à nos insipides petits poètes de ruelle ; elles siéent mal dans la bouche d'un moraliste.

L'envie de plaire à tout le monde a fait dire bien des choses frivoles à cet auteur.

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