‹ Œuvres complètes de DiderotChapitre 20 sur 210 · DK L'INTERPRÉTATION DE LA NATURE · texte numérisé non relu

DK L'INTERPRÉTATION DE LA NATURE

vivantes ne pourraient-elles pas reprendre la vie, après Tavoir perdue, pour la reperdre encore; et ainsi de suite, à l'infini?

Quand Je tourne mes regards sur les travaux des hommes et que je vois des villes bâties de toutes parts^ tous les éléments employés y des langues fixées , des peuples policés ^ des ports construits j les mers traversées ^ la terre et les deux mesurés^ le monde me parait bien vieux. Lorsque je trouve les hommes inreî'tains sur les premiers principes de la médecine et de Vagriculture j sur les propriétés des substances les plus communes^ sur la connaissance des maladies dont ils sont affligés^ sur la taille des arbres y sur la forme de la charrue j la terre ne me parait habitée que d'hier. Et si les hommes étaient sages^ ils se livre-raient enfin à des recherches relatives à leur bien-être^ et ne répondraient à mes questions futiles que dans mille ans au plus têt : ou peut-être même, comidérant sans cesse le peu détendue qu'ils occupent dans V espace et dans la durécy ils ne daigneraient jamais y répondre.

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