‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 128 sur 176 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

C£SARINË| entrant par le fond et jetant sur un meuble son châle et

son chapeau.

Impossible de parvenir jusqu'au ministre... il est à la Chambre, où dans ce moment la loi est en discussion... Sa présence est nécessaire ; il n*a pu sortir ni venir me parler... Après la séance, a-t-il dit. Mais il sera trop tard. Tant que cette loi n'a pas passé... il a besoin de moi. . il a quelque intérêt à me ménager... quelque avantage à être injuste ; mais après... ce ne sera plus la faveur, c'est le mérite seul qui le décidera, et Edmond l'emportera... Et je me serai laissé jouer à ce point par lui... non par lui... il ne savait rien. .. il ne se doutait même pas ... et c'est plus humiliant encore... mais par cette petite Zoé !... Je me vengerai sur elle... et comment?... sur son mari?... ça lui est égal!... sur son amant?... elle n'en a pas 1... C'est jouer de malheur !••• mais patience... et alors !.-.. £n attendant la loi va être adoptée... tous les députés qui veulent des places pour leurs parents ou leurs amis vont voter pour le ministère... et c'est mon mari qui est la cause de ce succès... c'est la première loi qu'il aura fait passer... et tout cela par cette maudite maladie que j'ai inventée I... Si je le guérissais?... si je le conduisais à la Chambre dans une tribune réservée...

bien en face? sa vue seule paralyserait les votes ministériels.. . Ah ! le voici!

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