MARGUERITE, NEUBOROUG, WALPOLE, GEORGE
WALPOLE
Je n'espérais guère, et de si bon matin, Thonneur que me fait Votre Majesté.
GEORGE
Je pense, milord, que je ne vous dérange pas ?
WALPOLE
En aucune façon... J'étais là avec des amis... le docteur Neuboroug, mon ancien compagnon d'études...
GEORGE
Le docteur Neuboroug... homme de talent... que l'opposi" tion vient d'envoyer à la Chambre des communes ?
NEUBOROUG, sUnclinant arec embarras.
Oui, sire... mais...
WALPOLE, rinterrompant Tirement.
Mais quelles que soient ses opinions, ce sont celles d'un homme d'honneur et de conscience... Je dirai plus: il est tel ouvrage que depuis longtemps l'Angleterre admire, tel ouvrage que l'on attribue à nos premiers écrivains, à nos plus grands pubiicistes...
NEUBOROUG, interrompant Walpole.
Robert, y penses-tu?
152 GOUÉDIES — DRAMES
WALPOLB.
Pardon, sire, je dois respecter le voile dont il veut s'environner à tous les yeux.
GEORGE
Pas aux miens, je Tespère... et vous médirez... Mais quelle est cette jolie personne ?
WALPOLE
G*est sa fille, sire, miss Marguerite, qui, pour la grâce et la beauté, eifacerait nos plus brillantes ladys.
GEORGE, avec chaleur.
Vrai Dieu, milord a raison I je ne connais qu'une seule personne qui pourrait lui disputer la palme I
WALPOLE, arec intention*
La reine, sirel...
GEORGE, avec embarras et te reprenant vivement.
Oui... justement... c'est ce que je voulais dire... mais j'ad à vous parler, Walpole, à vous parler longuement.
NEUBOROUG, avec nn geste d*effroi.
Âh I le malheureux 1
GEORGE
Passons dans votre cabinet... ou plutôt dans le parc, nous pourrons causer en nous promenant. .
WALPOLE, s'inclinent.
A vos ordres, sire.
GEORGE
L'air et l'exercice nous feront du bien.
NEUBOROUG, à part.
De l'exercice à jeun ! juste ciel I
WALPOLE, à Neuboroug.
Mon ami, je suis à toi 1 je reviens à l'instant... Attendsmoi I...
i/ambitieux 153
GEORGE
Adieu, miss Marguerite I... Docteur..,
(Ug sortent par la porte du fond.)