‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 4)Chapitre 114 sur 150 · SCÈNE VI. ABIGAIL, BOLINGBROKE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. ABIGAIL, BOLINGBROKE

ABIGAIL.

Eh bien ! qu'en dites-vous?

BOLINGBROKE, gaiement.

Bien joué, vrai Dieu !... très-bien... c'est de bonne guerre... J'ai toujours dit que la duchesse était une femme de tête et surtout d'exécution... Elle ne menace pas; elle frappe... Et cette idée de me tenir sous sa dépendance en acquittant mes dettes... c'est admirable! surtout de sa part... Ce que n'auraient pas fait mes meilleurs amis, elle l'a fait... eUc a payé pour moi... il faut alors qu'elle ait une haine... qui excite mon émulation et mon courage... Allons, Abigaïl, du cœur!

ABIGAIL.

Non, non. .. je renonce à tout, il y va de votre liberté!

34i COMÉDIES — DRAMES

BOLINGBROKE, gaiement.

C'est ce que nous verrons ! et par tous les moyens possibles... (Regardant nne pendule qai est aar un des jpanneanx à droite.)

Ahl mon Dieul voici Tlieure de la Chambre... je ne peux y mancpier!... je dois parler contre le duc de Marlborough qui demande des subsides... Je prouverai à la duchesse que je m'entends en économie... je ne voterai pas un schelling... Adieu ! je compte sur Masham, sur vous, et sur notre alliance!...

(n sort par la porte à gauche.)

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