SAVENAY, LUCIEN, RAYMOND
M"^« DE SAVENAY, à Raymond.
Enfin, monsieur, comme je Tai toujours dit, et comme j'en étais sûre, nous avons donc la preuve évidente de toutes ces calomnies... M. Lucien me Ta attesté...
RAYMOND, troublé.
Oui... madame... oui... à ne pouvoir en douter...
LUCIEN, d'un air de triomphe et s'adressent aussi à Raymond*
Ah ! tu avais raison ! tu disais bien qu'aux yeux de tous, tu lui rendrais justice...
RAYMOND, avec embarras.
Certainement... oui, je Tai dit, et je le répète... Mais dans ce moment et devant tout ce monde... je ne le peux.
LUCIEN
Au contraire, c'est devant eux, devant les autres encore...
(il veut faire un pas vers le fond ; Raymond le retient par la main.) Qu aS-
tudonc?... toi que j'ai vu si hardi... si confiant... (u regardant) te voilà pâle et troublé... Hésiterais-tu? aurais- tu des doutes?.,.
RAYMOND
Des doutes... quand d'un mot... je peux lui rendre l'honneur... Oui, quoi qu'il arrive... (a part.) et fût-ce même aux
dépens du mien... je le dois... (ll fait un pas en avant, de Guibert en fait un au devant de lui, Raymond s'arrête.) NOU, non... BlOn
pauvre père!... il en mourrait... (a Lucien.) Plus tard... à toi seul... et d'ici là, si mon témoignage ne te suffit pas... (Montrant de Guibert.) voici la première causc de cette calomnie !...
LUCIEN
Lui !...
RAYMOND
Il sait mieux que personne combien elle est injuste...
(Osort et entre dans Tappartement à droite, oîi vient d'entrer le Vicomte.)