SCENE VIL
Les Mêmes; W^^ DE SAVENAY.
M"^® DE SAVENAT, voyant Raymond qui presse Cécile contre son cœmr et qui l'embrasse, pousse un cri et détourne les yeux.
Quelle indignité 1 (AUant à Cécile.) Cette fois, mademoiselle^ je ne serai plus votre dupe... Voilà donc cet amour pur et platonique que vous avez eu tant de peine à m*avouer...
Que dit-elle?...
M"^« DE SAVENAY
Cette tendresse que vous lui portiez depuis si longtemps en secret, et dont il ne se doutait môme pas...
CÉCILE, étendant la main vers elle.
Ah!... taisez-vous.
RAYMOND; avec joie.
Non, non... parlez!... Il serait possible... elle vous aurait dit...
M°»« DE SAVENAY, avec dignité.
Ce que vous saviez mieux que moi, monsieur. ►. Je vois maintenant ce que je dois penser, ce que je dois croire... Tout cela n'était que trop vrai, et je n'entends plus servir de manteau à une liaison coupable, qui dure depuis trop long • temps à mon insu...
144 COMÉDIES — DTIAMKS
RAYMOND, la retenant par la main.
Non, madame, vous resterez, et, ainsi qu'eux tous, vous saurez la vérité !