I SCÈNE VI
BRESSON, Mm» DE CHAVANNES, ADBSE.
ADINB, bas à U^^ de Ghavannes, ayec joie.
Vous aviez raison, ma mère, tout va bien... tout va à merveille!...
M™« DE CHAVANNES, h part.
Joliment ! (Haut.) Qui te l'a dit? ,
M. Didier...
M°^* DE CHAVANNES
Encore lui... il est donc partout?
ADINE
Oest là dans le petit salon... où il venait d'arriver... et où il mettait en ordre des papiers qu'il vous apporte... moi
je ne lui demandais rien... vous me l'aviez défendu ! c'est lui qui m'a dit à demi-voix et d'un air goguenard : « Amédée sort de chez moi... il s'agit de bien autre chose en ce moment... » Et j'ai dit tout uniment : « Qu'est-ce donc? » Ilétait impossible de ne pas dire : a Qu'est-ce donc ?» et il m'a répondu : a II est question d'un mariage. — Où donc? — Ici. »
BBESSON, à U^^ de Cbavannes.
Vous l'entendez !
ADINE
Alors, j'ai balbutié... je suis devenue toute rouge...
BRESSON, Toulant détromper Adine.
Qu'est-ce qu'elle dit ?
M™® DE GHAVANNEÇ, l'interrompant vivement.
Silence !
ADINE
Dans ce moment, la porte s'ouvre.., c'est Amédée... (se reprenant.) C'est M. Amédée... qui entrait... et toute déconcertée, je l'ai salué à la hâte, lui disant que j'allais vous prévenir de l'arrivée de ces messieurs... Et ils sont là, ils causent...
M"*® DE CHAVANNES
Eh bien! c'est bon I... ils attendront... (a Bresson.) Venez, mon ami... venez... (a Adine.) Toi, mon enfant, rentre dans ton appartement...
^ (SUe sort, avec Bresson, par la porte à gauche.)