IV
nant, cela devient plus clair... et Ton peut facilement voir le nom de celle qu'il aime.
Et c'est...
M°*« DB CHAYANNES.
Toi, mon enfant.
ADINE
Ah 1... je m'en doutais bien.
(Amédée a poussé un cri et est tombé à genoux devant le faateoil de M"^ de Chavannes ; Adine, de son côté, en fait autant.)
AMÉDÉE
Grâce et pardon I
M""^ DE CHAYANNES, assise entre eux deux.
C'est bien!... voilà votre vraie place, à genoux, près de
mon grand fauteuil. (Les regardant quelque temps en silence.) Enfants que vous êtes, nous avez-vous donné assez de mal, à
moi (Montrant Bresson.) et à Mousieurl
BRESSON, s*es8U}rant le front.
J'en suis tout en nage.
M"« DE CHAYANNES.
Et tout cela pour vous amener là...
ADINE et AMÉDÉE.
Que dites- vous?
M"^® DE CHAYANNES, étendant ses mains sur leur tête. Que votre grand'mêre vous bénit, (a Amédée, l'amenant an bord du théâtre, et à roix basse.) Ëtl bien, mOnsieur, éteS-VOQS
content du changement que j'ai fait?
AMÉDÉE
Est-il possible!... vous consentez...
M"® DE CHAYANNES.
Pas maintenant, mais dans trois ou quatre mois, (a Amédée,
qui fait un geste d'impatience, et à voix basse.) Car, de bon COmpte,
mon cher ami, voici trois amours en vingt-quatre heures;
LÀ grand'mère 243
c'est conforme aux règles d*Aristote, mais non à celles d'un bon ménage.
ABfâDÉE.
Âh 1 maintenant, c'est pour toujours !
M™* DE CHAVANNES
J'aime à le croire... car, cette fois, du moins, toutes les convenances se trouvent réunies... Mais, pour plus de sûreté nous attendrons.
BRESSON
Trois mois, quand ils s'aiment...
M"»« DE CHAVANNES, à demî-voîx.
Raison de plus ; ils s'adoreront 1
n n'a donc jamais aimé que moi?...
U^^ DE CHAVANNES, regardant Amédée en riant.
Certainement!
BRESSON
Et ce pauvre Didier?... qui, après tout, est un excellent garçon!...
M°*e DE CHAVANNES.
Je lui ai tout dit, et j'ai pour lui en vue maintenant un autre mariage qui réussira peut-être.
1 BRESSON
I Comment cela?...