‹ Œuvres complètes de Eugène Scribe (volume 5)Chapitre 22 sur 115 · SCÈNE. YIIL LOUISE, M"*« BARNECK · texte numérisé non relu

SCÈNE. YIIL LOUISE, M"*« BARNECK

M™« BARNECK.

Je reviendrai ! Qu'il en ait Taudace !

Gommaût? ma taatc, est-ce que vous croyez?...

M?»* BARUECK..

Ptnref bravade î Mais n*imporie^ je vais- donner des ordpes^ ponr qiiel'on veille toute la nuit.

, LOUISE, tombant dans un lauteoil.

Ah! ma tante, quelle scène!

56 GOMÉDIBS-VAUDEVILLBS

U^^ BARNBGK.

Pauvre petite! j'espère que je me suis bien montrée. •C'est d'autant mieux à moi, que je ne savais pas trop de quoi il était question, ni le motif de sa résistance.

LOUISB.

Je vous l'expliquerai ; je dois convenir que c'est d'un honnête homme.

M"* BARNBGK.

Hum! ce n'est pas cela, et j'ai bien une autre idée.

LOUISB.

Quoi donc, ma tante ?

U^^ BARNBGK.

Une idée qui m'est venue comme un coup de foudre, et qui rendrait notre vengeance complète. As-tu remarqué rson trouble, son agitation? S'il s'avisait de t'aimer réellement?

LOUISE, troublée.

Lui!

M"*' BARNBGK.

Je donnerais tout au monde pour que ce fût vrai ; quel J)onheur de le désoler !

LOUISE

Je n'y tiens pas.

M™* BARNBGK.

Et tu as tort. Dieu! si c'était de moi qu'il fût amoureux!... Adieu, mon enfant, adieu; ne t'inquiète pas, ne te tourmente pas, je me charge du procès, de la séparation; toi, songe seulement qu'il est parti désolé, désespéré. Ah ! qu'il est doux de se venger, et quelle bonne nuit je vais passer !

(Bile embrasse Louise, et rentre chex elle.)

Page 1