SCÈNE. YIIL LOUISE, M"*« BARNECK
M™« BARNECK.
Je reviendrai ! Qu'il en ait Taudace !
Gommaût? ma taatc, est-ce que vous croyez?...
M?»* BARUECK..
Ptnref bravade î Mais n*imporie^ je vais- donner des ordpes^ ponr qiiel'on veille toute la nuit.
, LOUISE, tombant dans un lauteoil.
Ah! ma tante, quelle scène!
56 GOMÉDIBS-VAUDEVILLBS
U^^ BARNBGK.
Pauvre petite! j'espère que je me suis bien montrée. •C'est d'autant mieux à moi, que je ne savais pas trop de quoi il était question, ni le motif de sa résistance.
LOUISB.
Je vous l'expliquerai ; je dois convenir que c'est d'un honnête homme.
M"* BARNBGK.
Hum! ce n'est pas cela, et j'ai bien une autre idée.
LOUISB.
Quoi donc, ma tante ?
U^^ BARNBGK.
Une idée qui m'est venue comme un coup de foudre, et qui rendrait notre vengeance complète. As-tu remarqué rson trouble, son agitation? S'il s'avisait de t'aimer réellement?
LOUISE, troublée.
Lui!
M"*' BARNBGK.
Je donnerais tout au monde pour que ce fût vrai ; quel J)onheur de le désoler !
LOUISE
Je n'y tiens pas.
M™* BARNBGK.
Et tu as tort. Dieu! si c'était de moi qu'il fût amoureux!... Adieu, mon enfant, adieu; ne t'inquiète pas, ne te tourmente pas, je me charge du procès, de la séparation; toi, songe seulement qu'il est parti désolé, désespéré. Ah ! qu'il est doux de se venger, et quelle bonne nuit je vais passer !
(Bile embrasse Louise, et rentre chex elle.)