SCÈNE XV
Les mêmes; M°^® GIROUX, sortant da tribunal an ta dicpatant.
M""® GIROUX
C'est une injustice... Vous avez beau me menacer... ça. n'y fera rien... Il y aurait deux huissiers de plus... que je dirais encore : C'est une injustice!
M"*® DE MERCOURT
Qu'est-ce donc?
M°^« GIROUX
Les huissiers qui m'ont fait sortir de la salle sous prétexte que je troublais Tordre... et tout ça parce que je n'ai pas un cachemire, ni un saule pleureur ; sans cela je pourrais parlera mon aise.., mais les bonnets ronds sont toujours victimes.
LUCEVAL
Vous parliez donc ?
Du tout ; je me disputais avec la fruitière, ma voisine, parce que je soutenais, et je soutiens encore, que l'accusé est coupable.
M™« DE MERCOURT
Ociell
M"^® GIROUX
C'est évident. 11 ne dit rien, c'est qu'il est fautif... Que diable, on parle; on fait des phrases : moi j'en ferais bien... Pourquoi allait-il la nuit dans cette chambre... parla croisée... sur l'air : itf. Vahhé^ où allez-vous? La fruitière objecte à cela : « Mais il est riche I » Qu'est-ce que cela prouve ? Il y en a tant qui le sont plus que lui y et qui tous les jours opèrent en grand
iâû GOMBDIBS-VAUDBVILLES
COQUELET
Voilà une femme qui a manqué sa vocation... elle devrait être avocat...
M"* GIROUX
Et pourquoi pas, Moustapha ? est-ce parce que je n'ai pas une robe noire ?... J*en aurais bientôt une si je portais comme lui le deuil de mes procès.
LUCEVAL
Madame Giroux 1
M"** GIR0C7X
Non... c'est qu'il a un air...
Madame Giroux... où en était-on? Les jurés étaient-Us entrés dans la chambre des délibémtions ?
M"** GIROUX
Pas encore... (Montrant Coquelet.) Après Tallocution de monsieur qui a remué la tête et les bras, en guise de télégraphe qui annonce une mauvaise nouvelle... le pirésident a pris la parole...
LUCEVAL à Madame die Uereeurt.
C*est bien... on en était au résumé du président.
COQUELET
Nous avons du temps... car, par bonheur, il a Thabitude d'élre long.
M"* GIROUX
Oui, mais aujourd'hui il se dépêchait... Il allait un train de poste. Apparemment qu'il avait affaire... oii qu'il allait dîner en ville.
LA COUR d'asbisks iM