SCÈNE X
Les mêmes; LADOUCËUR.
ladougeur.
AIR : Mon cœur à l'espoir s'abandonne. (Caroline.) C'est vous, ô rencontre prospère !
Je venais pour solliciter.
DUFOUR
Un instant, je suis en affaire.
l'homme moir 227
LADOUGEOR.
Avant tout, il faut m'écouter.
FLORIGNT.
Nous vous laissons.
* PAMÉLA
Adieu, je me retire.
FLORIGNT.
Mais, du secret 1
PAMÉLA
Trop parler est fatal !
FLORIGNT.
Un mot de trop quelquefois pourrait nuire.
DUFOUR, à part.
Un mot de plus pourtant n'eût pas fait mal.
Ensemble.
FLORIGNT et PAMÉLA.
C'est vous que le destin prospère A mes yeux vient do présenter ; Oui, laissez là toute autro affaire, Avant tout, il faut l'écouter.
LADOUCEUR
C'est vous que le destin prospère A mes yeux vient de présenter ; Oui, laissez là toute autre affaire, Avant tout, il faut m'écouter.
(Florignj et Paméla sortent.) DUFOUR, les saluant, à part.
Ce que je sais bien?... ce que je sais bien?... dire que f û... la place dans la main» et que je ne peux pas...
LADOUCEUR
Ah çàl m'écoutez-vous?... Voyez déjà comme la grandeur Fa rendu fier I
DUFOUR
La grandeur 1... la grandeur l... ce n*est pas cela... Mais
c'est que je ne peux pas répondre à tout le monde en même temps...
LADOUGEUR.
Il est question, comme je vous le disais ce matin, d*une fourniture importante pour un baptême... chez M.^e comte de Saint-Albe... qui, dit-on, va être nommé ministre, et dont la femme est accouchée ce matin... En entrant dans son hôlel, devinez qui je rencontre... M. Ernest... qui en sortait Pair radieux et triomphant... Je veux lui expliquer mon affaire, mais il me dit qu'il vient déjà de solliciter pour son propre compte, et qu'il m'engage à m'adresser à Dufour ou à son protecteur... Je prends un fiacre à Theure... et me voilà...
DUFOUR
Voyons, voyons, expliquons-nous... Vous voulez être le confiseur en titre et fournir les bonbons au fils du minis* Ire?...
LADOUGEUR.
Non pas... c'est déjà promis et accordé; c'est le Fidèle Berger qui fait le baptême, parce que vous sentez bien... que des fournitures comme celles-là... on les sollicite un an d'avance.
DUFOUR
J'entends... vous voulez alors... supplanter le confrère?
LADOUGEUR.
Fi donc !... Quoiqu'il y ait de l'aigreur entre nous... nous sommes incapables, entre confrères... Et puis, d'ailleurs... le minisire a promis, et un ministre n'a que sa parole... Mais il se présente une circonstance imprévue, dont j'ai été instruit ce matin... (a voix basse.) La femme du ministre est accouchée de deux enfants... Oui, il y en a un second... On n'a pas encore pu solliciter celui-là... Et vous sentez qu'avec des protections...
DUFOUR
Diable 1... diable!... Gela me parait très-difficile... El
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comme vous me le disiez ce matin... des gens qui, comme mon fils et moi... n'ont ni connaissances... ni crédit...
LADOUGECR.
Comment, vous pensez encore à cela ?
AIR : Je loge au quatrième étage. (le Ménage de garçon.)
Allons, d'un instant de colère, Mon cher voisin, ne parlons plus ; Votre fils sut toujours me plaire, Je rends justice à ses vertus.
A ma fille il peut sans mystère Présenter ses soins assidus :
Ceux qu'on reçoit au ministère, Chez moi sont toujours bien reçus.
Et VOUS croyez que l'Homme Noir voudra bien... Ah çà! mon cher, qu'est-ce que c'est que cet Homme Noir?
DUFOUR
Ce que c'est... ce que c'est...